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la moudawana marocaine?cri d'alarme en 7 points.
docteur-imam sayyed mohammed saghir si vous vous repentez (ce sera mieux pour vous, Ô épouses du prophète) car vos cœurs ont dévié. si, par contre, vous vous alliez contre lui, "sachez" qu'allah est son allié ainsi que gabriel, le juste des croyants et après eux les anges "viennent" en auxiliaires complots rÉussis assalamou alaykoum! bonjour sultana! comment vas-tu? comment va ma petite sajida? bien... maman, sauf que cette môme ne cesse de crier jour et nuit. mais, pour ne pas provoquer ta colère, je n'ose pas l'envoyer rejoindre soumaya et mahdi chez mon beau-père au maroc. je sais que tu préfères qu'on la place dans une garderie ici à bruxelles, mais son père dit que les bonnes garderies sont saturées, les autres présentent des conditions humaines et pédagogiques inacceptables. tu es folle ma fille! je me demande comment tu es arrivée à pouvoir laisser tes enfants, l'un après l'autre, aller vivre dans un pays lointain, élevés par une autre femme! ecoute maman, contrairement à ce que vous croyez, toi et des membres de la famille, ce n'est pas l'imam, mon mari qui m'imposa l'idée d'envoyer les enfants vivre avec leurs frères et sœurs au maroc. ma situation actuelle ne me laisse pas de choix: je suis incapable d'assumer en même temps les devoirs d'une mère et ceux d'une enseignante de religion islamique. en plus, maman, il y a mon faible pour la t.v. et pour ces fameux films et feuilletons américains. tu le sais, l'habitude de les suivre et de n'en manquer aucun s'est emparée de moi depuis que j'étais enfant chez toi. aujourd'hui, c'est trop tard pour pouvoir m'en débarrasser. mohamed tente désespérément de la remplacer par des habitudes islamiques susceptibles, selon lui, de me rendre heureuse ici-bas et dans l'au-delà. et puis maman, tu as refusé de garder pour moi soumaya ou mahdi! pourtant, mohamed voulait te payer pour cela! paresseuse! ça, tout le monde en convient depuis que tu n'a pas pu franchir le pas du secondaire inférieur! mais à propos, comment ton mari a pu faire de toi une enseignante de religion islamique? je le doit à sa patience et à son acharnement. grâce à lui, j'ai suivi par correspondance des cours de mathématique, de sciences sociales, de littératures française et néerlandaise... quant aux cours d'islamologie et du saint coran, je me suis inscrite à l'institut du centre islamique, parc du cinquantenaire. pour ce qui est de la langue arabe, voici le manuel que mohamed a écrit pour moi: "l'enseignement de la langue coranique aux musulmans francophones"... ah! si ton père avait fait pour moi ce que ton mari fait pour toi! j'aurais alors été une autre personne! en fait, quand les conditions de travail à bruxelles et ailleurs étaient favorables à une réussite économique et sociale à notre portée, ton père était insouciant et sans expérience. c'est un soussi, d'accord, mais contrairement à ses cousins restés au maroc ou immigrés, il n'a pu trouver le chemin du profit matériel! ma famille, hélas, est aussi pauvre que la sienne. je n'ai pu alors aider ton père que par l'effort de mes bras et par mes encouragements perpétuels afin de gagner décemment notre pain quotidien et celui de nos enfants: toi et tes quatre frères. Ça fait longtemps que nous ne rêvons plus d'acheter une maison en belgique ou d'en faire construire une au maroc! que veux-tu nous sommes tous les deux en chômage et les dépenses quotidiennes et occasionnelles qu'exigent l'entretien et la scolarité de tes frères sont de plus en plus lourdes! Ça va maman, ne t'en plains pas, dis moi plutôt où sont maintenant papa et mes frères? pourquoi ne viennent-ils pas souvent me voir? ton père est allé voir ton grand frère à la prison de saint gilles, tes autres frères boudent toujours la ma, son et préfèrent les mauvaises fréquentations que recèlent les rues et discothèques de bruxelles. ils ne rentrent que le soir! mon mari ne vous-a-t-il pas proposé à plusieurs reprises de prendre mes frères en charge jusqu'à ce qu'ils entrent à l'université ou exercent un métier? hélas, plus que papa, tu t'es toujours opposée à cette idée sous prétexte que tu étais capable de subvenir toute seule à tous les besoins de tes enfants! ce qui me ronge, ma fille, c'est la peur de les voir sombrer un jour dans le gouffre de la drogue et des gangs qui en vivent et qui pullulent en belgique parmi la jeunesse désemparée qui s'expose de jour en jour à la contagion, l'incarcération ou carrément à la mort! d'accord, maman, mais permets-moi de te rappeler que vous étiez papa et toi - les premiers responsables de leur déviation. comme vous, nous avons tous commencé par fumer des cigarettes, ce qui constitue pour des personnes faibles de caractère une introduction à la consommation des stupéfiants. papa fumait et buvait, n'est-ce pas? quand il a arrêté, tu as pris sa place, puis ce fut mon tour jusqu'à ce qu'allah envoyât l'imam me délivrer de la plupart de mes anciennes habitudes. oui ... oui... allah t'a envoyé un mari! mais n'oublie pas que ta mère était le cerveau de l'affaire: quand je t'avais conduite au centre islamique pour raconter à mohamed ton rêve selon lequel le prophète de l'islam te conseillait pendant toute une nuit de bien recevoir et suivre le disciple qu'il t'enverrait j'avais voulu en fait provoquer chez l'imam le désir d'épouser en toi la femme incarnant la vertu, la spiritualité et le courage, et capable d'assumer avec lui les fardeaux de l'apostolat. c'est que, ma chère, j'avais su auparavant, par certaines personnes de connaissances, que ton imam cherchait à se marier de nouveau après le retour de sa famille au maroc. c'était simple! lui, il cherchait en toi une jeune recrue gagnée à la cause islamique et toujours disponible et nous, nous cherchions en lui la poule aux œufs d'or (entendez l'or noir saoudien). mais voilà qu'excepté les deux premières années de votre mariage, nous n'y trouvons plus notre compte: as-tu vu quelqu'un donner à manger à un poisson qu'il avait réussi à pêcher? mais ne t'en fais pas! si ton imam ne répond pas à ce que j'attends de lui, il aura affaire à moi, je te le promets.là, les deux femmes rirent l'une à l'autre puis josette ajouta:regarde un peu ta cuisine, ton salon! où sont les appareils nouveaux et chics que possèdent les femmes qui travaillent comme toi ou qui sont mariées à des fonctionnaires comme ton mari? maman! inutile de t'énerver! mohamed pence que ce qui compte dans un salon c'est l'harmonie de ses meubles et l'odeur de l'hospitalité généreuse qui s'en dégage. de la cuisine, il ne retient que la propreté de ses ustensiles et la qualité de ses mets. quant à moi, je ne peux rien lui demander puisque je ne suis même pas capable de bien entretenir ces meubles que tu vois! si toi, tu es une incapable, moi, pas. qu'on me comble alors de présents précieux et de tapis sinon l'arnaqueur qu'il est me le payera cher! je vois, maman, que cet homme n'a vraiment pas de chance avec vous, ou en tout cas une chance très mince par rapport à celle du mari de christine, mon amie. ses parents qui ne sont pourtant pas musulmans avaient tout préparé pour leur beau-fils (étudiant musulman originaire de la côte d'ivoire) avant qu'il ne mît les pieds en belgique: l'appartement, les meubles et le soutien matérielarrête de comparer l'incomparable et répond moi: "ça ne te fait rien qu'il y ait une autre femme dans sa vie ?" tu aurais dû me poser cette question avant l'établissement de mon contrat de mariage, maintenant ce qui compte pour moi c'est que mohamed est un homme sincère dans ses sentiments et fidèle à tous ses principes: il aime les enfants et déteste la dépravation et l'illicite. souviens-toi de ce qu'il t'a expliqué une foi chez toi. beaucoup d'hommes et de femmes, a-t-il dit, condamnent la polygamie réglementée mais sont de véritables polygames de fait, échappant ainsi aux restrictions légales et aux responsabilités conjugales et familiales consécutives à tout rapport sexuel entre un homme et une femme. bref, il m'a convaincu avant le mariage et je l'ai suivi. maintenant, de sa fidélité, il nie suffit qu'il est correct avec moi et, contrairement, à ses pairs, entourés tout le temps de secrétaires publiques ou privées, il fit toujours appel à moi pour recevoir les filles et les femmes qui le consultent en matière de religion. cependant, maman, je dois reconnaître que mohamed reste incorrigible en deux points de conduite qui me chiffonnent et me répugnent primo: il ne se lasse jamais de m'appeler à faire la prière de l'aube, ou à étudier un cours ou à lire un livre ou à l'aire une invocation avant le lever du soleil. secundo: sa manie de répliquer à toute opinion diffusée ou image télévisée ou intervention politique par un verset coranique ou une tradition prophétique. si l'on s'oppose à lui, il apporte mille arguments pour te convaincre du bien-fondé de son point de vue. c'est ce qui lui donne, en apparence, un air de fierté ou d'arrogance intensifié par son sentiment d'être toujours en conformité avec la position religieuse. son interlocuteur ne pourra alors que s'y résigner. je ne te cache pas maman que je réagis mal à cette attitude non qu'il cherche à m'imposer ses idées par la violence mais tout simplement parce que je suis comme ça facile et superficielle. pour moi tout ce qui a trait à la pensée ou même à la foi ne mérite pas qu'on y sacrifie sa tranquillité, le bonheur de sa famille ou la stabilité de son emploi !si telle est ta position tu ne pourra pas continuer d'être l'épouse de cet homme! lui, non plus, il ne pourra plus te supporter. ton père et moi, avons déjà désespéré de réaliser, par votre mariage, les profits escomptés. attends, si tu ne veux pas m'écouter, et tu verras qu'avec ton mari nous ne sortirons d'une crise que pour entrer dans une autre plus grave! dernièrement, un cadre du syndicat socialiste, très proche du gouvernement belge et bien informé nous apprit que ce dernier suit d'un mauvais oeil l'acharnement de ton mari à propager le culte islamique dans les milieux européens et arabes. il n'est certes pas impliqué dans les mouvements islamiques politisés ou subversifs mais il n'empêche que les ministres chargés de l'intégration des nouvelles générations maghrébines au tissu social et culturel de notre pays ne sont guère contents de ton mari ni de son action fondamentaliste en faveur de sa religion et de sa culture. plusieurs pièges lui furent tendus lors de ses conférences au centre islamique ou de ses interventions à la radio ou à la t.v. mais ses larges connaissances juridiques lui permirent d'y échapper. mais jusqu'à quand ? tu as raison, maman, il va falloir que je réagisse à sa témérité aveugle. pour servir sa vérité, il n'hésite pas à épancher sa foi et ses croyances sans tenir compte de ses intérêts ou des conséquences de ses déclarations sur sa carrière et sur la mienne. démarque-toi de ses position ! quand je lui conseille la prudence, il me rétorque qu'il ne veut en aucun cas regretter un jour d'avoir desservi sa religion. sa devise, me répète-t-il souvent, est ce que devra, advienne que pourra". que penses-tu, toi, de ces fantaisies ? je ne suis évidemment pas d'accord avec lui. au début, j'ai bien voulu être co-auteur de son livre: "l'islam, la femme et l'intégrisme" mais, en vérité, je n'avais fait que dactylographier le manuscrit. Étant tout à fait étrangère à son monde utopique, je n'ai pas non plus partagé ses idées révoltantes qu'il a exposées dans son livre sur le sida et la déviation sexuelle. depuis la défaite de saddam hussein, prévue néanmoins par mohamed, je doute fort de l'avenir victorieux de l'islam et des musulmans comme le laisse croire mon mari. j'en doute mais je n'ose pas le lui dire ouvertement. pourquoi pas? la plupart des imams et acteurs islamiques de belgique ne partagent pas le jugement que ton mari porte sur cette guerre du golfe. il n'a pas non plus le sens de la politique: à la veille de sa proclamation président du conseil supérieur islamique suite à sa victoire aux élections menées dans les mosquées et le centre islamique, ton fou de mari faisait distribuer ses cassettes vidéo critiquant, à l'occasion de cette deuxième guerre du golfe, les grands leaders des mouvements islamiques représentés en belgique. il était plus bête encore quand il refusa de suivre le conseil de ses amis et disciples de prendre contact avec les sphères compétentes dans le ministère de la justice afin de l'aire valoir son droit à la représentation suprême des musulmans de belgique. tu sais, maman, ce qu'il leur a répondu: "les belges ne savent pas ce qu'ils veulent, quant aux arabes et aux turcs, ils cherchent la réalisation d'intérêts immédiats pour eux-mêmes et pour leurs associations respectives. ils ne sont pas sérieux quand ils évoquent l'avenir de la communauté musulmane en belgique. un homme de principe ne peut donc que les déranger. n'étant pas démocratiques dans leurs esprits et dans leurs habitudes, ils transplantent en belgique les procédés sauvages de leurs pays d'origine qu'ils ne cessent pourtant de critiquer auprès des européens. aussi ne dirai-je aux uns et aux autres que ce que le prophète noé dit à son peuple qui rejeta sa mission salvatrice: "vous l'imposons-nous alors même que vous la détestez ? "ne parle plus de la philosophie de cet homme, pense plutôt à tirer ton épingle du jeu. tu gagnes dans l'enseignement plus de vingt mille francs par mois, les allocations familiales pour tes trois gosses s'élèvent à peu près au même montant, ne vois-tu pas que tu pourra gagner autant d'argent si tu quittes cet homme qui te paiera malgré lui et la pension et les aliments de ses enfants ? mais maman! il n'y a pas de mais ma fille, agis avant qu'il ne soit trop tard. ne sois pas intimidée par son expression malicieuse et le nombre grandissant de ses élèves et disciples; la justice belge est de notre côté et beaucoup de leaders musulmans d'associations diverses ont contacté ton père et moi-même pour nous aider en cas de besoin . ne dis rien, ma fille, laisse moi terminer, l'appartement, les meubles, les frais de voyage pour ramener soumaya et mahdi du maroc. maman s'occupera de tout ! ma petite cervelle ne comprend plus rien maman, mais voyons, on n'a pas senti le temps passer. dans dix minutes, mon feuilleton préféré "côte ouest". en l'attendant, je te prépare un verre de café, maman ? non, ma fille, pas besoin! je suis obligée d'aller travailler ce soir: je fais le nettoyage d'un immeuble. que veux-tu? je dois aider ton père à envisager les imprévus de la vie. allez ... bonsoir et bon week-end. n'oublie pas ce que je t'ai dit! au revoir maman des jours après, l'imam entre chez lui, en disant: assalamou alaykoum! comment va ma petite sajida ? elle dort, répond sultana, puis ajoute Écoute mohamed ! je parsoù?je veux te quitter comprends-tu ? tu veux quoi ? le divorce, voyons ! le divorce ? mais pourquoi donc ? je le veux, c'est tout. ai-je fait une faute ? que me reproches-tu ? non ... rien. tu m'as nourrie, vêtue, sortie --comme tu dis des ténèbres vers la lumière. pourtant, on doit absolument se séparer. l'imam, foudroyé, essaya en vain de faire entendre raison à sa femme et de la persuader de changer d'avis. si telle est ta décision finale, tu devras attendre ton prochain flux cyclique; après ton lavage rituel, si tu optes encore pour la répudiation, tu l'auras devant deux croyants de bonne conduite. après tu resteras ici jusqu'à ton troisième lavage mensuel; à moi mon bureau où je lirai, écrirai, dormirai et mangerai ; à toi le reste de la maison. durant cette retraite légale, si tu recouvres la raison, notre couple redémarrera, sinon tu es seule responsable de sa destruction. pour cela, je te demande: primo: d'écrire sur un bout de papier un mot à nos trois enfants, attestant que tu n'as vu de moi ni mal ni préjudice, que c'est toi qui a cherché après le divorce et que je n'en suis pas la cause. secundo : de remplir ta part de l'engagement que nous avons contracté avant le mariage, de régler tout litige entre nous dans le cadre des solutions islamiques, sans jamais recourir aux tribunaux de ce monde, qui perturbent les cœurs, prolongent les conflit, alimentent l'esprit de haine et dévorent l'argent et le temps des "justiciables". sultana ne répondit pas. ses mains tremblèrent un instant, son visage pâlit comme si la contraction dans sa mémoire de l'engagement pris à l'égard de sa mère avec celui que son man' venait de lui rappeler avait provoqué chez elle une crispation du cœur et un regret inavoué. sultana remit le papier signé à son man' et ne dit rien sur l'éventualité d'un recours à l'injustice humaine. * * * quelques mois après, je fus convoqué au "palais de justice" pour que commençât une guerre amère déclenchée par sultana, sa mère et les adversaires de l'imam et du message d'allah, mais utilisée aussi par la providence pour faire battre l'erreur par la vérité et sortir la lumière des entrailles de l'obscurité régnante. ainsi l'une des fleurs de ce mal inattendu est d'abord ce marathon islamique d'un imam, de ses trois enfants et de certaines sœurs musulmanes (fatima et hanane) que les attraits de ce monde ne peuvent égarer ou faire changer de cap ou de religion. ensuite, il y a ce livre qui raconte la réalité des choses et des sentiments, les épreuves de la foi et du dévouement, et trace, pour la postérité, l'histoire d'un esprit illuminé en mouvement, de trois coeurs purs, nobles et généreux, et d'une mission islamique ambitieuse acculée à reconstruire sur les décombres de son échec conjoncturel un édifice spirituel éternel. dans l'autre camp, c'est l'orgueil et la fuite en avant qui prévalent. Étant extrémistes et imbus d'eux-mêmes, sultana et les siens iront d'erreur en erreur alors qu'elle aurait pu, en quelques heures de conversation sérieuses et sereines, obtenir le salut de son âme et celui de ses enfants. malheureusement son aveuglement et son entourage la poussèrent à une sorte de suicide physique et moral, embelli à ses yeux par les uns et applaudi par les autres. et l'histoire continue. le calvaire d'une mÈre "le divorce est l'acte licite le plus détesté par allah". tel est le jugement moral que porte l'islam sur le divorce. bien que toléré par la loi qui régit généralement les rapports humains indépendamment des intentions des uns et des autres, le divorce est considéré, du point de vue spirituel, comme le dernier recours des gens sages et pieux. chaque acte de divorce dans une communauté de croyants fait trembler le trône du miséricordieux, dit la tradition. basée sur les deux valeurs absolues du bien et du beau, la religion de l'islam ne peut que juger exécrable ce qui détruit la famille, sème le doute dans les esprits et les épines dans les cœurs des hommes et des femmes, conduit à la corruption des enfants et, plus tard, à la démolition des bases vitales de la société. pourquoi donc l'islam l'a-t-il toléré ? il est évident que deux époux qui, après avoir consenti librement à contracter mariage, se trouvent un jour pour une raison ou pour une autre, incapables de mener à bien leur projet conjugal et familial, doivent disposer des moyens juridiques pour mettre fin à leur union devenue invivable, pour pouvoir respirer ailleurs un air plus sain et reconstruire un nouveau nid plus accueillant et plus propice à la procréation d'enfants heureux et vertueux. si, comme le catholicisme, l'islam avait interdit le divorce, il se serait exposé à l'absurde et aux contradictions les plus insoutenables ! se voulant la religion de la sagesse, de la science et de la guidance pour ceux qui l'adoptent, l'islam ne peut pas interdire le divorce ou le laisser sans réglementation, c'est qu'allah qui trace la voie et donne la loi sait que tout mariage qui vacille sous les coups de la dissension, des disputes et de l'hostilité, devient, dans sa nature et dans ses effets, pire que le divorce. vouloir donner l'éternité à ce mariage agonisant ou prolonger sa vie par des traitements désespérés, dénote une ignorance flagrante de la nature humaine. si ses conditions prévues par la loi sont réunies, les droits des deux parties et des enfants sont sauvegardés, le divorce doit trouver comme le mariage, le chemin facile à s'appliquer sans complication ni atermoiement (1) l'observateur de la vie sociale des peuples européens anciennement commandés par le catholicisme s'étonne de la rigidité de leur système juridique qui continue de confiner le divorce dans une institution hybride qui égare les époux, les détourne de leurs personnes et de leurs affaires, dévore leurs fortunes et leurs jours et éteint la lumière dans leurs cœurs et dans leurs consciences. a voir ces gens dans leur mariage relâché et partageant dans leur divorce visqueux et inachevé, on dirait qu'ils veulent tacitement atténuer le premier par la légèreté du second et donner à se dernier la longévité du premier. dans la vie de beaucoup de couples européens, le mari et l'épouse enchaînés par la loi, se libèrent néanmoins l'un de l'autre comme s'ils étaient séparés. en instance de divorce ou en séparation, ils se voient, se parlent, s'accrochent sans s'attacher vraiment et peuvent même se découvrir physiquement comme s'ils étaient mariés. (1)voir en annexe l'étude effectuée par l'auteur de ce livre, sur le système de divorce en belgique, comparé celui de l'islam et de la moudawana marocaine. page:294 la société arabe ne manque pas de tares elle aussi mais si l'on se retourne vers les peuples musulmans conservateurs, on trouve que la femme divorcée y a plus de chance que sa sœur acquise aux nouveaux choix existentiels de la vie moderne. au maroc, par exemple, on trouve encore dans certaines de ses contrées non polluées que la femme divorcée réintègre sa famille dont les membres ne manquent pas de la soutenir et de subvenir à ses besoins jusqu'à ce que se sache dans leur milieu que leur fille ou leur sœur est disponible pour un remariage sans être contrainte par la loi d'y faire assister un tuteur matrimonial, la femme musulmane ne rompt généralement pas avec cette habitude pudique de placer un proche parent entre le prétendant et elle-même. en moins de quatre mois, la femme musulmane divorcée peut donc, après la fin de sa retraite légale, organiser de nouvelles fiançailles, un nouveau contrat de mariage et entamer la constitution d'un nouveau foyer conjugal. ainsi, il n'est pas rare de trouver dans ces milieux musulmans que des femmes divorcées de leur premier mariage ont contracté avant ou après leur ménopause d'autres mariages plus ou moins réussis. si la femme est réputée vertueuse dans sa famille, elle bénéficie toujours de sa solidarité et de son appui - surtout celui des hommes - et finit le plus souvent par cueillir le fruit de sa patience vertueuse. dans les pays évolués, la belgique en l'occurrence, la femme qui se sépare d'avec son mari se trouve très souvent confrontée à des problèmes psychiques et sociaux innombrables. des slogans comme "chacun pour soi" et "la fille, comme le garçon, doit travailler pour vivre", reflètent, de plus en plus, l'état social dans les rapports humains entre les membres d'une même famille. ainsi, la fille de dix-huit ans considérée en belgique comme majeure à cet âge, se trouve obligée par ses parents ou par les circonstances de la vie qu'elle mène parmi eux, d'aller tenter sa chance dans le marché du travail afin de gagner de l'argent et de pouvoir louer un appartement qu'elle habitera seule ou avec la ou les personnes de son choix. la mère séparée qui obtient du tribunal le droit de garder ses enfants et d'avoir sur eux l'autorité physique et morale, est souvent plus malheureuse que ne le pensent ses connaissances et son entourage et ce, malgré l'augmentation sensible de sa fortune personnelle due à l'obtention des allocations familiales, de la pension de garde et de la contribution financière du père des enfants. tout cet argent et le pouvoir d'achat qui s'ensuit donnent à la femme séparée l'illusion du bonheur terrestre et de son corollaire chez la femme moderne : la liberté d'agir indépendamment de l'homme voire contre l'homme qui, dans le cas du couple séparé, perd pratiquement tout: le respect de sa femme, le contact avec les enfants, les trois quarts de son salaire, le logement familiale et le repos de l'âme. quand il s'adresse à la justice humaine pour crier au scandale ou pour sauver ce qui reste à sauver, il trouve séances reportées, oreilles sourdes dossiers gonflés, lois enchevêtrées et revient chez lui s'il reste encore un chez lui bredouille, penaud et plein de regrets! la mère musulmane séparée en occident se trouve ainsi comblés par les nouvelles facilités judiciaires et tombée dans les filets de la politique nationale du pays d'accueil qui planifie et vise, par les moyens juridiques et sociaux qu'il met en place de désintégrer les foyers conservateurs afin de pouvoir intégrer leurs membres désemparés et affaiblis, à la culture occidentale prédominante. encouragée donc par le système et ses lois manifestement favoritistes à l'égard de la femme, la mère musulmane assimilée refuse tout compromis avec le père de ses enfants. rejetant l'autorité maritale, elle prend désormais pour nouveaux maîtres: l'ego, l'argent et l'or: les femmes divorcées issues d'un milieu sous-développé accumulent de ce métal précieux des quantités importantes que l'histoire n'a peut-être connues que chez les juives sorties de l'Égypte de pharaon. les filles issues d'une culture hybride - telle la mère de mes enfants - préfèrent d'autres dieux que le veau d'or: la consommation tous azimuts: vêtements de qualité ou de mode, repas aux restaurants chic de la ville, meubles antiques et modernes, derniers produits de la musique et du cinéma ... ce genre de femme plongent dans ce genre de vie pour camoufler des problèmes chroniques et douloureux et y accréditer l'idée selon laquelle l'égale de l'homme n'a pas besoin de celui-ci pour mener à bien sa vie et ses affaires. ce n'est que plus tard que la femme en particulier et la société en général découvriront que derrière la belle façade, la lassitude et la misère rongeaient l'âme du beau sexe révolté et la mauvaise éducation et la négligence conduisaient les enfants à leur perte malgré les vêtements tout neufs qu'on leur achetait et les innombrables jouets qui remplissaient leurs chambres.