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mais les terres musulmanes sont loin de damas et il n’est pas facile de diriger lorsqu’on est pratiquement absent de la vie musulmane. les révoltes se succèdent et viennent d’une part des chiites mais aussi de l’intérieur. en arabie, abou huslim se soulève et en 750 une nouvelle ère commence. les omeyades exterminés, un seul ayant réussi à s’enfuir en espagne d’où il continuera à faire fleurir un temps cette dynastie, une nouvelle dynastie arrive à la tête de l’islam: celle des abassides.
le nouveau calife de l’islam est un descendant de l’oncle du prophète, al-abbas; de lui naîtra la dynastie des abbassides qui, comme les omayyades, considèrent que le califat doit se transmettre de père en fils. cette dynastie régnera sur le monde musulman pendant près de cinq siècles. c’est l’époque des grandes organisations: le pouvoir central se consolide et se donne un appareil gouvernemental. le calife est entouré d’un vizir, son premier ministre, de secrétaires d’état, d’un chef de l’armée, de collecteurs d’impôts, de chambellans et de cadis (juges). des sultans et des émirs sont nommés pour gouverner dans les provinces lointaines, mais il doivent en principe allégeance au calife. c’est l’époque de construction des grandes mosquées de damas, de médine, de jérusalem, de kairouan, de cordoue, etc.
dès 762, le premier calife abbasside, al-saffah, transfère la capitale de damas à bagdad, en irak. le développement économique et culturel est spectaculaire. le commerce des étoffes, des soieries, des tapis, est connu dans le monde entier; l’artisanat du cuir, de l’or et du bois aussi. l’architecture musulmane voit fleurir un peu partout mosquées et palais somptueux, mausolées et coupoles, portails et fortifications donnant une unité de style aux diverses régions de l’islam. des philosophes comme al-fârâbi, «le platon de l’islam», puis, plus tard, avicenne, le plus célèbre des penseurs musulmans, verront le jour sous la dynastie abbasside. on construit des barrages et des routes, les villes s’édifient autour des points d’eau. l’habitat est essentiellement urbain, bien que subsiste une paysannerie plus longue à éduquer.
cette brillante civilisation a souvent été désignée comme l’âge d’or de l’islam.
les arabes sont célèbres dans le monde entier pour leur habileté de commerçants et le raffinement de leurs moeurs. des marchands vont même jusqu’en chine. la médecine déjà commence à se développer, ainsi que l’astronomie et la physique. c’est à bagdad que l’astronome al-khwarizmi invente l’algèbre. les relations internationales des souverains abbassides les mettent en correspondance avec charlemagne. dans le monde entier, on admire la civilisation musulmane : les européens ont, eux aussi, l’exemple du calife de cordoue (ce descendant de la branche omayyade, rescapé de la tuerie et réfugié en andalousie), qui règne sur tout le sud de l’espagne et sur une partie de l’afrique du nord, protecteur des arts et des lettres.
cependant, la période abbasside marque aussi le début des grandes scissions dans le monde musulman ainsi que les origines de la décadence qui va bientôt affecter les souverains et leur entourage. l’islam se trouve coupé en deux par l’existence de deux pôles d’attraction dont l’influence est presque égale, le califat de bagdad et celui de cordoue. deux mondes s’affrontent : l’orient et l’occident.
et ce n’est que le début des partages : dans chaque pays, les principautés veulent leur indépendance; les sultans sont de plus en plus autonomes : un autre califat s’installe au caire avec un souverain chiite, les guerres entre émirats et sultanats ne sont pas rares, les soulèvements dans les campagnes sont constants, les sectes et déviations religieuses se font jour un peu partout.
de 750 à 991, vingt-cinq califes abbassides se succéderont à bagdad. mais ils gouvernent de moins en moins, soit parce qu’ils sont trop jeunes, soit parce qu’ils sont trop occupés par leurs fêtes, leurs femmes et leur or. c’est donc le grand vizir (souvent ... d’origine iranienne) qui administre le pays à la place du calife, secondé par le responsable de l’armée et le collecteur d’impôt, figure bien impopulaire.
car ne n’est pas seulement l’âge d’or que celui de harûn al-ra-chid, par exemple, promu calife à vingt-trois ans et resté célèbre grâce aux contes des mille et une nuits: c’est aussi celui de la décadence. et c’est sans doute de cette époque que nous vient toute l’imagerie fantaisiste des plaisirs de l’arabie : femmes de harems, toutes plus belles les unes que les autres, gardées par des eunuques; danseuses lascives et charmeurs de serpents, amusant en permanence le calife et sa cour, environnés de parfums subtils; vaisselles en or, bijoux précieux, étoffes soyeuses, dolce vita avant la lettre pour les riches et les puissants! les moeurs persanes ont supplanté celles des arabes. cette vie de luxe, en contradiction avec la loi coranique et terriblement provocatrice pour le peuple asservi et pressuré, ne peut que mener les souverains abbassides à la catastrophe. comment peuvent-ils donner un exemple aussi déplorable, eux qui sont, selon la tradition, les successeurs du prophète? les chiites et les kharidjites ont beau jeu de se soulever. les pauvres et les opprimés trouvent facilement les leaders pour orchestrer leurs révoltes, toujours réprimées dans le sang grâce à l’armée de mercenaires que les califes ont levée pour protéger leur pouvoir.
cette décadence et ce déséquilibre social vont provoquer de nouvelles scissions dans le monde musulman: une révolution réussie rend autonome le bahrein; des royaumes indépendants s’installent en égypte et en syrie avec la dynastie toulounide, puis avec la dynastie bouyde qui «prend» bagdad en 945. d’origine iranienne, les bouyides seront les premiers à adopter pour les souverains le titre de «châhinchâh»; des bandes révolutionnaires harcèlent les califes en place : les karmates, par exemple, auront beaucoup de succès avant d’être finalement vaincus. les coups d’état chiites succèdent aux répressions sunnites, et les victoires aux défaites. la belle organisation unitaire voulue par les premiers califes pour remplacer les tribus et les clans est mise en échec.
la terre islamique est bien difficile à unifier, chaque ethnie, chaque royaume se réclamant d’un particularisme souvent légitime, religieux ou culturel: à la fin du xe siècle, le calife de bagdad est obligé de partager sa souveraineté avec les califes fatimides (branche chiite ismaélienne) installés en égypte et dans toute l’afrique du nord, les califes omayyades de cordoue, les émirs bouyides qui règnent sur l’iran et l’irak,les émirs hamdamides et samanides qui, dès 875, dominent la transoxiane et le khurasan, les zaydites qui gouvernent au yémen et, bientôt, les turcs saljoukides qui, au siècle suivant, étendront leur influence jusqu’à la mecque - cette dynastie saljoukide qui régnera en iran et au proche-orient jusqu’au début du xie siècle. (malfray, pp.52-54)
en europe, les chrétiens, scandalisés que jérusalem soit aux mains des musulmans, poussés par une ferveur populaire peu commune et encouragés par le pape et les rois, organisent les croisades. en 1099, jérusalem est entre leurs mains. (saladin la leur reprendra vers 1187)
c’en est fini de l’empire musulman, rongé de l’intérieur par les luttes incessantes des sectes et des dynasties, morcelé par les ambitions personnelles, démantelé par les conquêtes des envahisseurs. l’ère du califat de bagdad est moribonde: les mongols de gengis-khan, bandes sauvages qui traversent l’orient en détruisant tout sur leur passage, lui donneront le «coup de grâce». bien plus tard, les turcs ottomans se rendent maîtres de constantinople (en 1453), de l’égypte, d’une partie de l’afrique du nord et vont même jusqu’à envahir une partie de l’europe de l’est : ils domineront bientôt toute l’asie mineure, malgré les efforts de tamerlan pour faire l’unification de l’asie pour le compte de l’islam, tandis que les mongols imposeront en inde une civilisation musulmane bien spécifique que seuls les anglais parviendront à entamer trois siècles plus tard.
l’inde s’était trouvée islamisée dès le xie siècle avec la conquête du pendjab par la dynastie ghaznawide, les membres des castes défavorisées et les guerriers voyant dans l’islam un instrument de promotion sociale, élément déterminant de leur conversion. un phénomène semblable se produire au xiiie siècle en indonésie, où la propagation de la religion musulmane fut unanime et foudroyante; une grande partie de l’afrique noire sera également conquise à la religion du prophète.
au xvie siècle, le monde musulman est donc partagé et l’unification n’est plus qu’une utopie. trois grands états se partagent les territoires: les mongols en inde, les souverains selfevides (chiites) en iran, les ôttomans qui règnent sur tout le proche-orient après leur conquête de l’égypte sur les mamlouks.
c’est à partir du xvie siècle que l’on remarque le déclin culturel de la civilisation islamique et la revanche de l’occident, malgré une influence encore considérable. cette perte d’énergie du monde musulman coïncide, il faut bien le dire, avec le formidable effort d’expansion de l’europe.
incapable de progresser et de se structurer à cette période clé de son histoire, l’islam va de plus en plus se laisser envahir par les idées comme par les hommes venus de l’extérieur imposer une administration que les luttes intestines empêchaient de se maintenir et une culture qui allait bien souvent étouffer la spécificité musulmane.
si bien qu’au xviiie siècle, on ne peut plus guère parler de civilisation islamique, tant le destin de l’islam allait échapper à ceux qui en étaient les acteurs. (malfray pp. 54-55)
il est impossible d’envisager l’islam de nos jours sans d’abord remonter au colonialisme du dix-neuvième siècle. a cette époque, les anglais, les français, les hollandais, les russes envahissent littéralement des pays qui, jusque-là, avait eu une autonomie politique certaine et une autonomie religieuse relative.
les français coloniseront l’algérie, la tunisie, le maroc ainsi que, pour un temps, une partie de l’inde. les anglais prendront finalement l’inde ainsi que le soudan et l’égypte. les hollandais s’installeront en indonésie pendant que les russes s’implanteront dans toute l’asie centrale. globalement à cette époque, c’est pratiquement l’ensemble de l’afrique, du moyen-orient et de l’extrême orient qui est sous la domination occidentale. à vrai dire, "seuls l’iran et la turquie gardent leur indépendance." (malfray, p. 122) or, la mentalité coloniale prend comme présupposé qu’un mode de vie différent est nécessairement mauvais. ainsi, dans leurs propres pays, les musulmans se retrouveront étrangers, ridiculisés, dépossédés non seulement de leurs biens mais aussi de leur identité.
la réaction ne se fera pas attendre.
bientôt les populations, dépossédées de leur identité nationale et du caractère politique et économique de leur foi, prennent conscience de leur force spirituelle et des contradictions de leur mode de vie avec l’évolution du monde moderne. une réaction contre l’influence occidentale va donc voir le jour, avec une série de mouvements musulmans de plus en plus solides visant à l’indépendance nationale pays par pays. et les deux guerres mondiales affaiblissent considérablement le prestige de l’occident qui multiplie, en outre, les agressions culturelles envers les pays de l’islam: les pressions économiques et politiques ne font que conforter les musulmans dans leur désir de chasser les envahisseurs, d’acquérir leur autonomie et de retrouver la pureté de leur religion. ce désir devait toutefois rencontrer l’obstacle du pétrole qui, tout en apportant la richesse et l’indépendance financière, provoquait en même temps la mainmise de l’étranger sur l’exploitation des ressources, ainsi que des conflits latents avec tous les pays industrialisés.
le pétrole avait jailli au milieu du désert! miracle de l’or noir, richesse insoupçonnable, le pétrole allait commencer à fai-re des siennes dès le xixe siècle... car il n’a pas fini de faire couler l’encre et d’a-limenter les pipe-lines! il fallait bien que les équipements viennent d’ailleurs, avec la technologie et l’organisation. flairant la bonne affaire, les anglais et les américains s’étaient, bien sûr, proposés tout de suite pour aider les pays en voie de développement à assurer leur économie. c’est que le coran et la loi divine ne disent pas grand-chose sur l’administration économique d’un pays. quant aux préceptes religieux, certains commençaient alors à penser qu’ils étaient de nature à freiner l’évolution d’une nation face au monde industrialisé.
chacun des pays de l’islam va donc, entre la fin du xviiie siècle et le milieu du xxe, réaliser son indépendance, son autonomie avec sa forme de gouvernement propre, et «son» islam national interprété selon des particularités territoriales.
[...]
ce n’est donc plus la loi universelle du prophète qu’il convient de considérer, mais bien plutôt son interprétation dans ces pays qui, selon les cas, s’intitulent république islamique, émirat, sultanat, empire, royauté ou république démocratique, avec toujours, pour religion officielle, l’islam, et pour dénominateur commun la «profession de foi» inscrite en article 1 des constitutions. (malfray, pp. 122-123)
la foi en dieu est le coeur des croyances musulmanes.
ce dieu est le créateur de toutes choses, celui qui est seigneur de l'univers et qui le soutient. il est omniscient (sait tout) et omnipotent (peut tout). il est partout, toujours présent, arbitre par excellence du bien et du mal. par conséquent, dieu est vu en islam comme absolument transcendant mais aussi totalement immanent puisqu'il est près du fidèle, "plus près de l'être humain que la veine de son cou". (grégoire, p. 31). pour le musulman, dieu est donc l'ami fidèle, continuellement auprès de lui, mais aussi le juge de tous.
ce dieu est un (religion monothéiste) et par conséquent le seul à qui l'on doit l'adoration et même s'il a plus qu'un nom (99 noms sont organisés en litanies et servent aux prières), un seul de ces noms résume tous les autres: allah, qui signifie justement "celui-là seul à qui l'on doit adoration" (grégoire, p. 31). le début de la profession de foi musulmane indique bien cela:
la ilaha illallah: il n'y a pas d'autre dieu qu'allah.
déjà, pour les musulmans, le christianisme commet une erreur en divisant dieu en quelque sorte dans une trinité qui, pour eux, frôle l'idolâtrie. l'unité de dieu doit demeurer absolue.
en premier lieu, la reconnaissance de son unité implique la croyance aux attributs de dieu: créateur, tout-puissant, omniscient, absolument transcendant, à qui rien ne saurait être associé ni comparé, il possède toutes les qualités qu'expriment symboliquement les noms par lesquels il est désigné dans la révélation et qui sont contenus dans le premier et le plus essentiel, allâh. (du pasquier, découverte... p.88)
d'ailleurs, la faute la plus grave pour un musulman se situe dans la ligne de ce monothéisme absolu. grégoire explique cela ainsi:
la faute la plus grave pour un musulman est d'associer un partenaire à dieu. pour être certains qu'il n'y aura pas de désir d'adorer d'autre dieu qu'allah, les musulmans s'abstiennent de décorer leurs endroits de culte de tableaux d'humains ou d'animaux. s'ils prient dans un site en plein air, ils placent des objets inanimés ou des pierres devant eux comme des paravents afin qu'aucune créature vivante ne puisse entrer dans l'endroit de prosternation. (grégoire, pp. 31-32)
ajoutons enfin que la profession de foi musulmane n'est pas qu'une adhésion intellectuelle à l'idée de l'unicité de dieu. elle est d'abord et surtout une attitude: celle de celui qui reconnaît qu'il n'y a qu'un dieu et s'en remet totalement à lui.
si dieu règne sur la terre, il est aussi vrai qu'il règne dans les cieux. pour les musulmans, il existe véritablement un monde invisible. celui-ci est constitué d'un ciel à sept niveaux et d'un enfer à sept niveaux également.
dans le ciel, dieu règne sur un trône au milieu des anges.
les anges sont des êtres faits de lumière, sans sexe et immortels. ils ont été créés après l'humain, la terre, le ciel et l'enfer. il existe de nombreux anges qui ont diverses fonctions. les principaux sont cités par malfray (p.77).
il y a là, essentiellement, jibril, le messager d'allah; mikaël, celui qui veille sur la nature; izraïl, l'ange de la mort, et israfil, celui qui sera chargé de claironner l'heure du jugement dernier. il y a d'autres anges aux fonctions diverses, dont les deux anges gardiens qu'allah attribue à l'homme de sa naissance à sa mort et qui sont les garants de ses bonnes et mauvaises actions. au jour du jugement ce sont ces deux anges, comptables des bons et mauvais actes, qui se repésenteront avec leurs livres en compagnie du fidèle, candidat au paradis éternel. quant à satan, qui porte le nom de iblis, il est devenu l'ange déchu à la suite de son refus de se prosterner devant le premier homme; allah l'ayant maudit, il fut condamné à errer éternellement et réussit à se concilier les grâces d'une foule de petits démons de toutes sortes, qui rappellent les «djinns» des arabes anciens et entretiennent pratiquement les mêmes superstitions qu'avant la révélation.
pour les musulmans, il est nécessaire d'avoir des institutions pour guider les humains dans le droit chemin. laissé à lui-même, l'humain est incapable de trouver seul les réponses aux questions essentielles: qu'est-ce qu'il faut être et faire pour avoir une bonne vie sur la terre et vivre ensuite dans le bonheur et la paix pour l'éternité.
puisque l'humain est incapable de connaître cela par lui-même, c'est à dieu de le lui révéler. pour ce faire, dieu suscite des prophètes.
les prophètes sont des gens que dieu a choisi et avec qui il communique. le contenu de cette communication est la révélation.
pour l'islam, adam, abraham, noé, moïse, david et jésus sont de ces prophètes. ils ont donc été choisis par dieu et ce qu'ils ont dit était la révélation. cependant et comme nous le verrons dans la prochaine partie (4: la foi aux livres), il est difficile de savoir exactement ce qu'ils ont dit puisque cela peut avoir été altéré avec les années.
muhammad est aussi un prophète. il a également été choisi par dieu. cependant, il existe des différences importantes entre les autres prophètes et muhammad. cela est très bien exprimé par grégoire dans le texte suivant:
muhammad n'a rien de fondamentalement différent des autres prophètes. il est envoyé par dieu pour faire revivre la même vérité communiquée aux autres prophètes qui le précèdent. il n'y a pas de changement quant à ce qui lui est révélé. ce qui différencie muhammad des autres prophètes, c'est qu'il est comme le "sceau" de la prophétie. il en est le sceau dans le sens qu'il confirme l'authenticité des messages donnés par les prophètes antérieurs et également parce qu'il clot l'ère des prophéties. il n'y aura plus de prophètes après lui. dieu a exprimé à la perfection tous ses désirs et tout ce dont on a besoin jusqu'à la fin du monde dans le message révélé à muhammad. il se présente à une société humaine hautement développée de sorte que le message donné à l'humanité de ce temps-là doit combler les besoins futurs de l'humanité. toutefois, muhammad est important non seulement parce qu'il est le messager de dieu mais aussi parce qu'il se conforme aux idéaux contenus dans ce message: donc, pour les croyants, la vie de muhammad est comme un modèle à suivre. (grégoire, p. 33)