Home > Bibliothèque > Histoire > Othman, Le Troisieme Calife
14. d'avoir réservé les terres pastorales pour l'usage exclusif de ses propres bêtes. (ibid)
15. d'avoir restreint l'exclusivité des mers à ses propres vaisseaux de commerce. (ibid)
16. d'avoir dénigré `abdul-rahmân b. `awf comme un hypocrite. les gens disaient que si celui-ci était un hypocrite, son choix de `othmân comme calife avait donc été illégal, ou bien s'il était dénigré par malveillance par `othmân, dans ce cas-là, ce demier ne méritait pas le califat. (ib:d)
lorsque mâlik al-achtar avait été banni avec les autres notables de kûfa, ka`b b. `abdah, un homme célèbre pour sa piété, écrivit de kûfa à `othmân une lettre de protestation contre le bannissement et le mit en garde contre les dangers imminents que représentait la tyrannie de sa`îd. en recevant le message `othmân se mit en colère et demanda qu'on emprisonnât ou frappât impitoyablement le messager, mais sur intervention de `alî, il lui permit finalement de retoumer sans être puni. cependant `othmân écrivit à sa`îd pour faire fouetter ka`b et le punir. sur ce point talha et al-zubayr firent des remontrances à `othmân et l'avertirent que sa mauvaise administration aboutirait à une explosion pareille à un volcan de feu qui l'engloutirait. rendu sensible à cet avertissement, il écrivit de nouveau à sa`îd pour lui demander de faire revenir ka`b de l'exil.
entre-temps, des messages affluèrent de toutes les provinces vers médine pour demander aux notables de la ville les moyens de se débarrasser de l'oppression et de la cruauté auxquelles les gouverneurs despotiques les avaient soumis. mû par ces appels au secours, `alî se rendit chez `othmân et dit :
"les gens se plaignent de tes gouverneurs et sont venus réclamer une réforme, et ils te tiennent pour responsable des agissements de tes gouverneurs. ils te reprochent de ne pas écouter leurs griefs réitérés. prends donc garde à la trahison, sinon elle tempêtera comme les vagues furieuses de la mer. crains dieu et rends-leur justice, afin qu'ils retournent satisfaits." `othmân répondit : "j'ai fait de mon mieux. concernant les gouverneurs, ne concèdes-tu pas que mes gouverneurs ne sont autres que moghîrah b. cho`bah qui avait été nommé par `omar comme gouverneur de basrah et déposé par la suite pour avoir été accusé d'adultère, avant d'être nommé à nouveau par le même `omar gouverneur de kûfa ? et mu`âwiyeh aussi a été choisi par `omar ! je n'ai fait que le nommer commandant principal de la syrie". "oui, répondit `alî, mais `omar avait le contrôle total de ses fonctionnaires. ils obéissaient à ses ordres, et lorsqu'ils commettaient une faute, il les punissait, alors que tu les traites avec mollesse et que tu ne les sanctionnes pas en raison de tes liens de parenté avec eux. n'admets-tu pas que les serviteurs de `omar ne le craignaient pas autant que le craignait mu`âwiyeh?" `othmân acquiesça. `alî continua : "mais maintenant, il fait ce qui lui plaît en ton nom, et toi tu sais tout cela, sans lui demander des comptes". ayant fait cette mise en garde au calife, `alî repartit. selon les termes de sir w. muir : "etant donné que le message qu'avait apporté `alî provenait du peuple, `othmân se dirigea immédiatement vers la chaire où il appela la foule rassemblée là, à la prière à la mosquée. s'adressant aux gens, il leur reprocha de donner libre cours à leurs langues et de suivre des dirigeants méchants dont l'objectif était de noircir sa réputation, d'exagérer ses fautes et de taire ses vertus : "vous me blâmez, s'écria-t-il, pour des choses que vous supportiez gentiment de `omar. i1 vous piétinait, il vous battait avec son fouet et il abusait de vous. et malgré cela vous acceptiez tout de lui avec patience : aussi bien ce que vous aimiez que ce que vous détestiez. j'ai été gentil avec vous, je vous ai tourné le dos, j'ai retenu ma langue de vous injurier et ma main de vous frapper. et vous voilà qui vous soulevez contre moi". puis après s'être appesanti sur la prospérité intérieure et extérieure de son règne, il conclut ainsi : "abstenez-vous donc, je vous adjure, d'abuser de moi et de mes gouverneurs pour éviter d'allumer les flammes de la sédition et de la révolte à travers l'empire". cet appel, dit-on, fut gâché par son cousin marwân qui s'écria alors : "si vous vous opposez au calife, nous ferons appel à l'épée". "silence !", cria `othmân à son visage. marwân se tut et `othmân descendit de la chaire. la harangue n'eut pas un long effet. le mécontentement s'étendit et les rassemblements contre le calife se multiplièrent. (w. muir's annals)
il était de coutume que les gouverneurs des différentes provinces se rendent à la cour califale à médine à leur retour du pèlerinage de la mecque. la saison du pèlerinage de la onzième année du califat de `othmân s'étant approchée `othmân promulgua un édit demandant aux citoyens qui avaient une raison ou une autre de se plaindre de leurs gouverneurs de se présenter à cette occasion afin qu'ils puissent s'exprimer en présence des gouverneurs mis en cause et que justice leur fût rendue. après le pèlerinage, les gouverneurs furent présents à la cour du calife, mais les plaignants n'osèrent pas demander justice en présence de leurs gouverneurs respectifs contre lesquels ils avaient des griefs. le calife discuta cependant de la situation avec les gouverneurs et leur demanda leur avis sur le meilleur moyen d'endiguer le mécontentement croissant. l'un de ces gouverneurs (sa`îd) suggéra que l'on passât par l'épée les meneurs; un autre (`abdullâh) proposa que ces derniers soient réduits au silence grâce à des cadeaux généreux; un troisième (ibn `Âmir) conseilla que l'on envoie quelques-uns des chefs des émeutiers dans des forces expéditionnaires afin de les détourner ainsi de leurs activités actuelles. la conférence fit long feu et n'aboutit à aucun accord. rien ne fut fait pour mettre fin aux crises menaçantes, et le calife donna aux gouverneurs l'autorisation de repartir en leur disant seulement qu'ils devaient user de tous les moyens pour contrôler la situation.
pendant son séjour à médine, mu`âwiyeh rencontra ka`b al-ahbar, un juif converti et un célèbre diseur de bonne aventure. il lui demanda de prédire l'issue du mécontentement actuel. ka`b lui dit : "la fin de `othmân est proche. c'est le mulet gris qui gagnera dans la longue course après beaucoup d'effusion de sang", c'est-à-dire mu`âwiyeh lui-même, lequel depuis ce moment-là fixa résolument un œil sur le califat.
a leur retour à leurs sièges,1es gouverneurs se montrèrent encore plus arrogants et plus cruels. les opprimés quant à eux, se réunissant en secret, décidèrent d'envoyer leurs représentants une fois de plus à `othmân pour le prévenir, et se donnèrent un nouveau rendez-vous ici même au cas où leurs efforts en vue de faire entendre raison à `othmân n'aboutiraient pas - pour se diriger vers médine et demander à `othmân, sous la menace de leurs forces combinées, d'abdiquer le califat. les délégations arrivèrent à médine au mois de rabî` i, 35 a.h. et présentèrent une longue liste de griefs, demandant la réparation des préjudices subis et, à défaut, l'abdication du calife. ils furent toutefois calmés par l'intercession de `alî et la promesse de réparations et des dons généreux de la trésorerie. lorsqu'ils furent partis, marwân, le mauvais génie de `othmân, reprocha à ce dernier d'avoir fait preuve de faiblesse par son arrangement et lui conseilla d'annoncer du haut de sa chaire que les délégations étant guidées par de faux motifs, ne pouvaient espérer obtenir grand chose et les délégué ne purent faire mieux que retourner chez eux désappointés. othmân suivant aveuglément les conseils de son secrétaire, prononça le lendemain un sermon du haut de la chaire, rejetant les revendications des délégations. `amr ibn `Âç qui était présent dans l'assemblée protesta contre le discours en disant que les délégations n'étaient pas retournées de leur propre initiative, mais qu'on les avait fait partir avec le plus grand soin possible pour éviter une crise. des murmures s'élevèrent contre le discours indélicat du calife et `othmân lui demanda de présenter des excuses pour sa mauvaise conduite. mécontent, `othmân échangea insolemment des mots durs avec `amr. mais, sur-le-champ, des voix s'élevèrent de tous les coins de la mosquée pour demander à `othmân de faire acte de contrition pour sa faute. le calife alarmé par l'attitude irrespectueuse de l'assemblée (laquelle, au lieu de s'adresser à lui par son titre "amîr al-mu'minîne" comme d'habitude, l'appela par son nom seul : `othmân), manifesta la repentante exigée; et descendant de la chaire, déconfit, il regagna sa maison. en apprenant le contenu du discours de `othmân, `alî l'admonesta pour la futilité de sa conduite et lui conseilla de corriger la mauvaise image qu'il avait donnée de lui-même aux gens en exprimant son sincère regret pour ce qui s'était passé. `othmân s'exécuta, et pour prouver sa sincérité, il invita les gens qui désiraient parler librement avec lui à venir dans son palais. lorsque quelques hommes influents allèrent voir othmân dans son palais, marwân, là encore, fit des reproches au calife, insinuant que le fils d'abû tâlib (`alî) l'avait intelligemment induit en erreur et qu'en lui faisant avouer ses fautes, il atteignait son objectif de prouver les accusations portées contre le calife. il persuada facilement l'inconstant calife de lui donner la permission de mettre les visiteurs à la porte, et marwân parla à ces derniers sur un ton tellement brutal qu'il les rendit rapidement furieux. ils allèrent tous voir directement `alî pour lui raconter ce qui s'était passé. s'étant assuré des faits, `alî fut très indigné et déclara qu'il n'aurait plus rien à voir avec les affaires de `othmân. nâ'ilah (naelah), la femme de `othmân, qui avait entendu la parole de marwân et ressenti la profonde colère des visiteurs, prévint son mari contre la tempête qu'il était en train de provoquer contre lui-même, et obtint de lui une fois encore de manifester de l'amitié envers `alî qui seul, dit-elle, pourrait vraiment être l'intermédiaire auprès de ses opposants. plusieurs petites délégations attendirent de la même façon la réforme promise par `othmân, mais celui-ci, sous l'influence renouvelée de marwân, ne tint pas ses promesses. selon major price : "le sénile calife était souvent conseillé par `alî, mais l'influence maligne de son secrétaire marwân intervenait perpétuellement pour l'empêcher de tirer avantage des bons conseils qu'il avait reçus. en fait, marwân avait un grand ascendant sur `othmân et était l'esprit insinuateur et actif de son gouvernement et le mauvais génie de `othmân. ii peut être justement considéré comme la principale cause de la ruine de `othmân".
les délégations dont il était question plus haut retournèrent à leurs bases, mais les délégués égyptiens furent arrêtés dès leur arrivée par le gouverneur qui en tua les dirigeants et emprisonna les autres. enragés par cette injustice, six à sept cents egyptiens, dont des notables tels que `abdulrahmân b. adis, amr b. homa kinânah b. bochar, sodan b. ahmar sortirent de fostat et se mirent en marche sous le commandement d'al-ghâfiqî b. harb. muhammad, le fils d'abû bakr, était lui aussi avec eux. de même, quelque deux à trois cents hommes, incluant beaucoup de personnalités influentes, tels que ziyâd b. sohan, ziyâd ibn naçr, yazîd b. qays, partirent de kûfa sous le commandement de mâlik al-achtar. basrah aussi envoya un contingent dirigé par hurquç b. zubayr et comptant autant d'hommes que ceux de kûfa. sous prétexte du pèlerinage de la mecque, ils entreprirent leur voyage deux mois avant le pèlerinage annuel et campèrent comme une armée dans des camps séparés, à une lieue de médine, au mois de chawwâl, 35 a.h. les egyptiens dressèrent leurs tentes à thi-marwa, les kûfites à al-a`was et les hommes de basrah à thi-khachab, endroits qui se trouvaient dans le proche voisinage de la ville. désespérés d'obtenir de `othmân toutes mesures de réparation et de réforme, ils prirent la résolution d'obliger le calife, qui avait l'habitude de trahir ses promesses, à abdiquer et d'élire un autre à sa place. ils envoyèrent un message au calife lui demandant de choisir entre déposer leurs gouverneurs respectifs et de démissionner lui-même. alarmé par cette attitude menaçante de la foule, `othmân envoya moghîrah b. cho`bah et `amr b. al-Âç pour les persuader que toute suite à donner à leurs plaintes serait décidée conformément au coran et à la sunnah. mais les contestataires repoussèrent les deux messagers en les traitant avec des mots vulgaires et grossiers. consterné par ce résultat, et poussé par sa femme naelah, `othmân fit appel une fois encore à `alî et le pria d'aller pacifier la foule rebelle. `alî consentit, à condition que `othmân fasse l'expiation de ses erreurs du haut de la chaire. harassé et épouvanté, le calife monta sur sa chaire et admit d'une voix brisée par les sanglots et les larmes, ses erreurs et implora le pardon de dieu tout en exprimant sa repentance et son regret. toute l'assistance fut émue et attendrie.
le repentir public de `othmân et l'intervention de `alî, qui était révéré en raison de sa position de plus proche parent du prophète et de ses qualités personnelles, produisirent l'effet escompté sur les insurgés.
les egyptiens insistèrent toutefois et dirent qu'ils n'accepteraient rien de moins que la déposition de `abdullâh ibn abî sarh, le gouverneur d'egypte, et son remplacement par un homme de leur choix. `othmân céda et ils demandèrent que `alî fût le garant de l'exécution de l'engagement de `othmân. "ils désignèrent à l'unanimité, mohammad, le frère de `Âyechah, qui avait été en fait utilisé comme boutefeu pour allumer cette insurrection par sa sœur intriguante, dans le but de porter talhah au califat" (w. irving : "successors of mohammad").
un document fut rédigé, signé et scellé par le calife, attesté par `alî, talhah, zubayr et `abdullâh ibn `omar, et remis aux mains des egyptiens.
cette action du calife satisfit manifestement les insurgés qui levèrent leur campement et prirent le chemin du retour. mohammad b. abî bakr se dirigea avec les egyptiens vers l'egypte pour y prendre ses nouvelles fonctions. au troisième jour de leur voyage de retour, mohammad et sa suite virent un esclave noir monté sur un dromadaire rapide passer à la hâte à une courte distance d'eux. il fut arrêté et emmené devant mohammad. interrogé sur sa destination et sa mission, il dit qu'il était l'esclave de `othmân et qu'il avait une commission importante à faire au gouverneur d'egypte. on lui dit alors qu'il était maintenant devant le gouverneur à qui il devrait faire la commission. il répondit que son message était destiné à `abdullâh ibn abî sarh. i1 nia être en possession d'aucune lettre, mais en procédant à une fouille de sa personne et de ses bagages, on découvrit la lettre en déchirant son outre d'eau. la lettre fut ouverte tout de suite devant tous ceux qui étaient rassemblés là. elle contenait des instructions du calife à `abdullâh b. abî sarh, ordonnant à ce dernier de faire disparaître secrètement mohammad b. abî bakr avec plusieurs dirigeants de son parti aussit6t qu'ils arriveraient en egypte, de détruire l'ordre de nomination de mohammad, et d'emprisonner tous ceux qui avaient envoyé des plaintes à médine.
il est plus facile d'imaginer que de décrire ce que mohammad b. abî bakr et les egyptiens qui se trouvaient avec lui ressentirent à l'ouverture de ladite lettre. leur indignation n'avait pas de limites et aucun mauvais langage ne semblait suffire à qualifier l'attitude perfide du calife. aussi décidèrent-ils de se venger eux-mêmes de l'auteur de cette perfidie. ils firent ainsi demi-tour vers médine et dépêchèrent des messagers rapides aux délégations de basrah et de kûfa qui étaient elles aussi sur leur chemin de retour, afin de les informer du complot du calife et de leur demander de revenir immédiatement à médine pour les aider à déposer `othmân. ils hâtèrent eux-mêmes le pas en direction de médine sans cesser de maudire le calife, tout au long de leur trajet, pour son lâche plan attenter à leur vie, et de se féliciter de leur chance d'échapper au danger imminent qui les attendait.
les nouvelles du retour des egyptiens à médine et de l'interception de la lettre du calife suscitèrent des sentiments de colère chez toute la population qui ne se retenait plus de dire du mal du calife. a l'exception des proches parents de `othmân tout le corps des mohâjirines et tous les citoyens de médine criaient d'une seule voix leur indignation à l'égard du calife et leur sympathie envers les malheureux egyptiens. on entendit même `Âyechah, la mère des croyants, dire : "tuez le na`thal. que dieu le tue". les egyptiens trouvèrent dans cette incitation au meurtre du calife, exprimée par la mère des croyants une justification de leur furie meurtrière contre `othmân. bref, le calife était universellement condamné et détesté. entre-temps, les hommes de basrah et de kûfa, alarmés par les mauvaises nouvelles, retournèrent à médine pour soutenir les egyptiens qui reçurent aussi l'assistance d'une faction de mécontents de médine. ainsi, dix mille contestataires se réunirent contre le calife pour le forcer à abdiquer.
`alî revint chez le calife pour lui expliquer les circonstances dans lesquelles les insurgés étaient revenus à médine. `othmân nia avoir connaissance de la lettre et accepta de recevoir une délégation des dirigeants des rebelles. les délégués présentèrent la lettre mais `othmân jura solennellement qu'il n'en savait rien. les délégués demandèrent au calife qui en était alors l'auteur, et le calife répéta qu'il n'en savait rien. "mais, dirent-ils, elle était pourtant portée par ton propre esclave, monté sur ton propre chameau, sur ton propre ordre, avec ton propre sceau, et malgré tout cela tu continues à affirmer n’en avoir pas connaissance !" `othmân répéta encore que malgré tout, il n'en savait rien. "cela doit donc être une manigance de marwân, dirent-ils alors, et ils le prièrent de le convoquer pour lui demander des explications à ce sujet. mais `othmân ne voulut pas appeler son secrétaire, qui était à la fois son cousin et son gendre. courroucés par les dénégations de `othmân et son refus d'appeler marwân qui se trouvait cependant en ce moment dans la même maison, ils insistèrent que même si la lettre était l’œuvre de marwân, et que `othmân dise la vérité ou non, dans les deux cas, il était soit un fripon soit un imbécile indigne du sceptre qu'il détenait, et devait par conséquent abdiquer. `othmân répondit qu'il n'ôterait pas les vêtements dont le seigneur l'avait revêtu, et leur offrit de donner satisfaction à tout ce qu'ils lui demanderaient de raisonnable, et leur exprima sa repentance de ce qui était arrivé. les délégués répondirent qu'ils ne pouvaient avoir aucune confiance en lui étant donné qu'il leur avait promis souvent réparation, mais sans jamais tenir ses promesses. le ton de l'altercation monta. `alî se leva alors et partit chez lui. tout de suite après son départ, les délégués quittèrent les lieux pour rejoindre leurs troupes. `alî quitta médine, dégoûté des affaires de `othmân.