Home > Bibliothèque > Livres > la verite sur le shi'isme
« si l’lmamat était institué suivant un texte divin et selon un ordre émanant du ciel quel que fut le dépositaire, 'ali ou un autre, toutes les justifications et les dires que les narrateurs shi’ites et les ulémas de l’école imamite s’en iraient en pure perte car si le califat était d’ordre divin personne, quel que soit son statut en islam ne saurait aller contre ou s’y opposer quelles que soient les justifications ou les croyances avancées par les compagnons. ni ‘ali ni un autre que ‘ali n’avait pu arrêter l’application d’un texte divin provenant de la révélation... ».
dans la page (37), il dit: « avec tout ce que nous avons dit en détails sur le califat, que s’il avait été basé sur un texte divin, personne quel que soit son rang, n’aurait pu agir en contradiction avec (lui) ou l’ignorer ou le nier. mais, voilà, nous sommes en présence d’un grand groupe d’ulémas shi’ites qui ont négligé cette question et optèrent, au sujet de l’allégeance prêtée par l’imam aux autres califes, pour différentes interprétations: la taqiyya, la peur, la contrainte... réponse: pour ce qui est des agissements des musulmans -les compagnons en particulier- allant aux antipodes des textes religieux-coran ou sunna, ils sont si nombreux qu’on ne peut les nier sauf si l’on nie ce qui est nécessairement établi dans la religion des musulmans. mais du fait que le dr el mûssawî manquait de connaissances et n’est pas renseigné sur ce que contiennent les livres, il a nié l’existence de ces oppositions aux textes religieuses. ou bien il croit comme d’autres -que ceux ci se limitent au coran, à l’exclusion de la sunnah, sous prétexte qu”allah n’a rien omis dans le livre”, sachant que le dr. el mûssawî fait partie de ceux qui se sont opposés aux textes coraniques comme ceux relatifs au mariage temporaire, à l’obligation du khoms, signalés plus haut et sujets, incha'allah, à de plus amples développements ultérieurs. la première transgression par les musulmans d’un enoncé législatif fut celle opposée au messager (saw) lorsqu’il demanda aux gens de lui présenter l’encrier et « le papier » afin qu’il écrivît pour eux ce qui les préserverait de l’égarement après lui. l’un d’eux dit alors: « le prophète divague; le livre d’allah nous suffit: « on n’a rien omis dans le livre ». les musulmans sont unanimes à admettre ce récit sauf le dr. el mûssawî. la deuxième transgression de l’enoncé législatif fit celle opposée au prophète (saw) lorsqu’il leur ordonna d’expédier l’escadron de ussâmah, qui comportait une majorité de compagnons, en leur enjoignant: « expédier l’armée de ussâmah; est maudit quiconque s’y attarde ». c’est ordre n’était-il pas adressé aux compagnons du prophète (saw)? ont-ils obéi ou désobéi ? en donnant cet ordre, divaguait-il ? quelle réponse donnera alors el mûssawî ? le dr. peut-il alors s’étonner que les musulmans aient violé les enoncés coraniques et les hadîths prophétiques relatifs au califat de l’imam ‘ali ? nous en avons cité le verset de la maison ou l’avertissement, le verset de la wilâyah, le verset de la purification, celui de la mawaddah, le hadîth d’al ghadîr, celui du statut, celui du thaqalayn, de l’arche et d’autres. tous constituent des textes annonçant explicitement à qui revenait le droit à la succession. ces récits si éloquents en la matière, sont-ils pour le dr. étrangers aux textes législatifs alors que tous les musulmans les tiennent pour confirmés ? le prophète (saw) ne les a-t-il dits que par affection pour son cousin 'ali b. abî tâlib ? ces versets cités n’ont-ils aucun sens ? et d’autres questions posées au dr el mûssawî. si le lecteur veut plus d’exemples quant aux violations des textes législatifs par certains compagnons. en voici quelques uns:1 allah-gloire à lui dit: “quiconque jouira d’une vie normal entre le petit et le grand pèlerinages (la ‘umra et le hadj) enverra l’offrande qui lui sera facile. celui qui n’en trouvera pas les moyens la compensera par un jeûne de trois jours, durant le pèlerinage et de sept jours lorsque vous serez de retour, soit, dix jours entiers. voilà pour celui qui n’a pas de famille auprès de la mosquée sacrée »(196/ ii). l’ imam ibn ‘abdul-barr al qurtubî dit: “nul désaccord entre les ulémas que la jouissance dont il s’agit dans le verset est la ‘umra effectuée avant le pèlerinage pendant les mois du pèlerinage * i je dis que cette disposition concerne obligatoirement, en raison de l’énoncé coranique même, le pèlerin venant de l’extérieur de la mecque. mais certains musulmans violèrent ce texte et interdirent la jouissance du pèlerinage. a ce propos, l’imam ahmad rapporte dans son musnad à partir d’abîn-nadir qui dit: « j’ai informé jâbir b. abdullah qu’lbn az-zubayr (r.d) interdisait le pèlerinage de jouissance alors qu’lbn ‘abbâs (r.d) l’ordonnait » il répondit: « j’étais présent quand cela s’est dit, nous avons effectivement pratiqué la jouissance du pèlerinage avec le prophète (saw) (‘affân ajoute: et avec abî bakr). quand ‘umar prit le pouvoir, il sermonna les gens et dit: le coran reste le coran et le messager d'allah est le messager: certes, ii y avait deux jouissances à l’époque du prophète (saw); l’une celle du pèlerinage, l’autre celle des femmes...” * 2 - l’imam muslim rapporte dans son sahîh un récit à partir d’abî nadirah qui dit: « j’étais chez jâbir b. abdullah quand quelqu’un vint et lui dit: « ibn ‘abbâs et lbn az-zubayr ne sont pas d’accord sur les deux jouissances !» jâbir répondit: "nous les avons pratiquées ‘umar nous en a empêchés alors nous n’y sommes plus revenus » * 3 - dans un autre récit, muslim rapporte: « lbn ‘abbâs ordonnait la jouissance tandis qu’ibn az-zubayr l’interdisait, j’en ai parlé à jâbir b. abdullah qui dit: « c’est entre mes mains que se déroula la discussion. en fait nous avons pratiqué la jouissance avec le messager d’allah (saw); quand ‘umar est venu, il a dit: « certes allah rendait licite à son messager ce qu’il voulait. le coran est arrivé â son terme; complétez alors le pèlerinage et la ‘umra pour allah » *4 - un autre récit est rapporté par abû mûssâ qui donnait des consultations favorables à la jouissance. mais un jour un homme lui dit: doucement dans tes avis religieux car tu ne sais pas ce que le commandant des croyants a instauré après toi en matière de pèlerinage ! plus tard, abû mûssâ, pour s’en informer, rencontra ‘umar qui lui dit: « je savais que le prophète (saw) le faisait ainsi que ses compagnons mais je n’ai pas aimé qu’ils (les pèlerins) se reposassent avec elle (les épouses) sous les arbres d’al-arak puis s’en allassent en pèlerinage, les gouttelettes d’eau (du lavage rituel) leur tombant de la tête" *5 - dans un autre récit du sahîh, muslim rapporte ceci: " uthmân appelait à la prohibition de la jouissance ou la umrah; 'ali lui dit alors :interdis-tu ce que le messager d’allah (saw) a fait? « ‘uthmân répondit:"laisse-nous de toi !» *6. - dans un autre récit, ‘atâ’ raconte: « jabîr b. abdullah est venu pour effectuer le petit pèlerinage (la ‘umrah); nous nous rendîmes chez lui et les gens lui posèrent des questions, notamment celle relative au pèlerinage de jouissance: « oui, nous l’avons pratiqué à l’époque du messager(saw), au temps d’abî bakr et de‘umar» *7 - dans le chapitre consacré par muslim au pèlerinage de jouissance, (dans le livre du mariage), il rapporte ce récit: lbn ‘abbâs qu’on consulta au sujet du pèlerinage de jouissance le donna pour permis (par la shari’a ) tandis qu’lbn az zubayr le prohibait. ibn ‘abbâs rétorqua alors : «voici la mère d’lbn az-zubayr elle vous dira que le messager d’allah (saw)l’a autorisé, entrez donc chez elle ! le narrateur ajoute: « nous sommes entrés chez elle, chez une vieille femme réservée et aveugle. elle dit: «certes, le messager d’allah l’a autorisé». - at-tirmidhî rapporte qu’ibn ‘umar après qu’on lui avait demandé s’il était licite répondit : "oui il (le pèlerinage de jouissance) est licite. on lui rétorqua alors: « ton père l’a prohibé!» ce à quoi il répliqua: " si mon père le prohibait et que le messager d’allah le pratiquait, suivais-je l’ordre de mon père ou celui du messager d’allah (saw) ? son interlocuteur répondit: celui du messager d’allah (saw)! « eh bien, conclut lbn ‘umar. le messager l’a pratiqué» *8 d’autres récits authentiques confirment l’interdiction du pèlerinage de jouissance en opposition avec les textes divins. texte : 2 allah-gloire à lui dit :" celles des femmes dont vous avez tiré jouissance, donnez-leur leurs douaires comme une imposition (farîdah)(v:34/ iv). ce noble verset affirme le caractère licite du mariage temporaire-mariage de jouissance -mais certains musulmans l’interdirent après qu’allah et son messager l’eurent instauré. des musulmans l’ont pratiqué du vivant du prophète (sa w) et on continua à le pratiquer jusqu’à ce que ‘umar b. al khattâb, du dessus de la chaire annonçait: « deux actes de jouissance existaient au temps du messager d’allah; je les interdis et je punis quiconque les commet: le pèlerinage de jouissance et le mariage de jouissance » *9 les traditionnistes sunnites, dans leurs compilations de hadith authentiques et les érudits parmi eux ont rapporté des traditions relatives àcette question. en voici un aperçu: - muslim rapporte dans son sahîh (lettre:1 du 2ème récit de muslim) avec, en outre cette addition: « tranchez la question du mariage avec les femmes. si on m’amène un homme qui s’est marié temporairement avec une femme, je le lapiderai » * 10. - jâbir b. abdullah rapporte ce récit: " nous pratiquons le mariage temporaire en donnant une poignée de dattes et de farine, au temps du messager d’allah (saw) et d’abû bakr, jusqu’à ce que ‘umar y mette fin au sujet de ‘armu b. hurayth »* 11 (le hadîth d’abi-nadirah est similaire) *12 - qays dit: "j’ai entendu ‘abdullah qui nous disait: “nous étions en guerre au temps du prophète (saw) sans ètre accompagnés de nos femmes. nous lui demandâmes alors: ‘pratiquerons-nous la castration ? ” il nous l’interdit puis nous autorisa à nous marier temporairement avec une femme en échange d’un vêtement (d’une étoffe) ». sur ce, ‘abdullah récita, à l’appui, ce verset coranique: imam ahmad rapporte à partir de ‘abdulmalik et ‘ata’ citant jabîr b. abdullah qui dit: « nous avons pratiqué le mariage de jouissance au temps du messager d’allah (saw), d’abû bakr et de ‘umar jusqu’à ce que ce dernier nous empêchât finalement » *15 - -a ce sujet al qalaqashandî dit: « il (‘umar) fut le premier à interdire le mariage de jouissance qui consiste à ce qu’on se marie en échange de quelque chose avec une femme jusqu’à un terme déterminé. ceci était permis par cela » *16 pour plus d’exemples de violations des textes coraniques, que le lecteur revienne au livre de sayyid ‘abdul-l-hussayn sharaf-ad-dine “an-naçu walijtihâd”. le hadîth du bassin prouve l’existence des violations des textes législatifs par certains compagnons dans la page (37), le dr. el mûssawî dit: « ainsi, il s’agit de démolir tout ce qui se rapporte à l’époque de l’apostolat et aux compagnons du prophète (saw) parce que le seul moyen pour faire apparaître cette époque sous un jour ténébreux est de donner l’impression que cette société islamique s’était mise en dehors des dispositions divines les plus claires. cela ne peut se faire qu’avec la présentation d’un califat dévolu à ‘ali par le biais d’une nomination divine mais contestée par tous les compagnons qui savaient ce qu’ils faisaient après avoir pris acte de ce que le prophète leur avait transmis à ce sujet...” je dis: l’attitude des shi’ites et de leurs ulémas à l’égard des compagnons du messager d’allah (saw) ne diffère guère de l’islam et de ce qu’enseignent le saint coran et la sunnah prophétique. mais le dr. el mûssawî et consorts veulent que les shi’ites s’opposent à l’enoncé coranique à la révélation explicitée par le prophète (saw) et qu’ils jugent équitables tous les compagnons quitte à s’opposer ouvertement aux textes coraniques. les shi’ ites pensent que des groupes de compagnons du messager d’allah (saw) tant de son vivant qu’après sa mort, pratiquèrent quelques infractions aux textes, ce qui amena le coran à les taxer d’hypocrisie et d’apostasie. c’est l’image obscure; comme dit le dr. el mûssawî, de cette société islamique dans sa transgression des ordres divins les plus clairs. s’il n’y avait pas eu ces violations commises par certains compagnons, le coran ne les aurait pas taxé d’hypocrisie et d’abjuration. le dr. el mûssawî aurait dû mettre en cause les textes de la shari’a qui évaluèrent les actes des compagnons du messager d’allah (saw) et non les shi’ites car la logique shi’ite consiste dans la foi en tout ce que déclare le coran, et est en confirmé par la sunnah prophétique. d’où la qualification des compagnons (r.d) dans la croyance shi’ ite, par les qualifications: données par le coran. ainsi parmi eux, il y a les pieux, tes combattants dans le chemin d’allah, les hypocrites, les apostats... ceci est le résultat de la violation par ces compagnons des textes divins figurant dans le coran et dans la sunnah authentique. dans le coran: citons à titre d’exemples les versets des sourates suivantes: c’est dans ce sens qu’al bukhârî rapporte dans son sahîh, citant abdullah b. yazid qui dit: « j’ai entendu zayd b. thâbit (r.d) qui dit: " quand le prophète (saw) s’est dirigé vers parmi les textes coraniques qui prouvent l’existence de certains hypocrites parmi les compagnons du messager d’allah (saw), citons ce verset: «...et parmi les habitants de médine, il est des hypocrites qui sont diaboliques en “hypocrisie”. vous ne les connaissez point mais nous, nous les connaissons. » (v:lol/lx). et cet autre verset: «muhammad n’est qu’un prophète; des prophètes ont vécu avant lui. retourneriez-vous sur vos pas s’il mourait, ou s’il était tué? » (v:144/lll). dans la sunnah, les hadîths relatifs au bassin prouvent que les compagnons du prophète n’étaient pas tous équitables. parmi eux, il y avait même des hypocrites et des apostats. récits d’al bukhâri : concemant les compagnons: le prophète(saw) dit: « pendant que je me tenais debout, auprès du bassin, un groupe de gens que je connaissais vint vers moi. un homme se dressa alors entre nous et dit; “allons venez !” - il répondit “en enfer, par allah !” - qu’est-ce qu’ils ont fait “lui dis-je” - il répondit: ‘ils ont renoncé à toi” je ne voyais échapper qu’une petite minorité” *18. dans une autre narration, ibn-ul-musayyab raconte: « .. le prophète (saw) dit: " des hommes parmi mes compagnons viendront me rejoindre au bassin mais on les séparera de moi. je dirai alors: "seigneur ce sont mes compagnons ! " il répondra; " tu ne sais pas ce qu’ils ont provoqué après toi: ils se sont retournés à leur ancien état» * 19 dans une autre narration à partir de ‘adbullah, le prophète (saw) dit: « je vous devancerai au bassin, puis des hommes parmi vous seront levés et éloignés de moi, je dirai: “o mon seigneur! ce sont mes compagnons”. on me répondra: “tu ne sais pas ce qu’ils ont provoqué après toi!” » * 20. le récit rapporté par anas b. malik (r.d) est similaire ainsi que celui d’abî hurayrah * 21 dans celui de sahl b. sa’d, le prophète (saw) dit: «je vous devancerai au bassin (l’abreuvoir), ceux qui passeront auprès de moi pourront boire, ceux qui y boiront n’auront jamais soif beaucoup de gens que je connais et qui me connaissent viendront vers moi pour boire, mais ils seront séparés de moi..." ibn ‘abbâs, à propos du verset coranique « allah a pris ibrâhîm pour ami, (v:125/iv) rapporte un récit similaire, avec cette addition: je (le prophète) dirai alors ce que dis le serviteur pieux (issâ, jésus (a.s)) « j’ai été témoin à leur encontre, tant que je suis demeuré parmi eux » * 22. al ‘ala’ b. al musayyab cita son père qui raconta: «j’ai rencontré al bara b. azib (r.d) puis je dis: « félicitation pour toi, tu as été le compagnon du prophète (saw), tu lui as prêté allégeance sous l’arbre ! » il me répondit: « Ô mon neveu, tu ne sais pas ce que nous avons provoqué après lui » * 23 sous le titre: « la peur du croyant de voir son oeuvre rendue vaine, sans s’en rendre compte» lbn abi mulaykah dit: « j’ai rencontré trente compagnons du prophète (saw) tous avaient peur d’être atteints d’hypocrisie. nul d’entre eux ne prétendait avoir le foi de jibrîl (gabriel) et de mikâîl » * 24 les récits rapportés par l’imam muslim : selon ibn abbâs, « . . des hommes appartenant à ma communauté seront amenés, dit le prophète, puis écartés à gauche. je dirai alors: “o seigneur! ce sont mes compagnons !” on me répondra: “tu ne sais pas ce qu’ils ont provoqué après toi!” je dirai alors comme le serviteur pieux.. puis on me répliqua: “ils n’ont cessé de revenir en arrière depuis que tu les as quittés » *25 d’après abî hurayrah le prophète(saw) dit: « ma communauté viendra auprès moi au bassin, pendant que j’en éloigne les gens comme l’homme (parmi vous) éloigne les chameaux étrangers des siens; ils (les compagnons) demandèrent: Ô messager d’allah ! nous reconnaîtras-tu ? il répondit: « oui, vous aurez une marque que n’aura personne d’autre que vous, vous viendrez auprès de moi, le visage et les membres marqués par vos ablutions ». mais un groupe parmi vous sera écarté de moi et n’y arrivera pas (au bassin). je dirai alors: « Ö seigneur! ceux-ci font partie de mes compagnons ! » un ange me répondra: « sais-tu ce qu’ ils ont provoqué après toi ? » dans une autre narration: «je les devancerai au bassin et des hommes en seront éloignés comme on éloigne (ici-bas) le chameau égaré. je les appellerai : “venez !” “on me dira: “ils ont changé après toi”. je dirai alors: “ loin! loin!” »* 26 les récits rapportés par l’imam ahmad d’après abî sa’îd al khudrî, le prophète (saw) dit: « pourquoi des gens disent que la parenté du messager d’allah (saw) ne servira pas son peuple? » si, par allah ! c’est que ma parenté est un lien fort ici-bas et dans l’au-delà. o les gens je vous devancerai au bassin. quand vous viendrez auprès de moi, un homme dira Ô messager d’allah, je suis un tel fils de tel..., un autre dira la même chose ? je dirai alors: « quant à la lignée (la parenté) je la connais, mais vous avez provoqué (des choses) après moi et vous êtes revenus en arrière! » * 27 dans une autre version... il(le prophète) dit "..je dirai alors: loin! loin! a ceux qui ont changé après moi !" *28 -dans le récit d’anas b. mâlik: « deux hommes parmi mes compagnons viendront vers moi au bassin. que je les verrai, ils seront levés et écartés de moi » * 29 abû bakrah rapporte que le messager d’allah (saw) dit: « des hommes parmi mes compagnons viendront boire du bassin auprès de moi mais quand ils seront élevés et que les aurai vus, on les éloignera de moi. alors, je dirai: "seigneur ! ce sont mes compagnons !" on me répondra: “tu ne sais pas ce qu’ils ont provoqué après toi!” * 30 dans une version, il est ajouté: "...ils n’ont cessé de revenir en arrière depuis que tu les as quittés...” * 31 le récit d’lbn mas’ûd est similaire. ..*32 sheikh mahmûd abû rayyah, citant al baghawî et d’autres d’après lbn ‘abbâs, rapporte que ce dernier dit: « le messager d’allah ne connaissait pas les hypocrites jusqu’à la révélation de la sourate bara’ah (l’immunité ix autre nom d'at-tawbah). avant il connaissait certains de leurs qualificatifs, propos et actes dévoilés dans d’autres sourates révélées avant c’est pour cela que cette sourate est appelée aussi la déshonorante, la dispersante, la provocante, la creusante, la démolissante et la sourate du châtiment » du fait de ces traditions, les shi’ites croient que les compagnons du messager d’allah (saw) n’étaient pas tous justes ou équitables. ils n’étaient pas tous croyants puisque les textes parlent des hypocrites et des apostats parmi eux. ceci est le résultat de leur opposition aux dispositions de la shari’a notamment à la désignation de l’imam ‘ali au califat. ainsi, les shi’ites déterminent leur croyance à l’égard des compagnons en fonction de ces textes et traditions afin de ne pas tomber sous l’effet de ce verset coranique: « .. . celui qui se sépare du prophète après avoir clairement connu la vraie direction... »(15/iv) en effet quelle direction est elle plus nette que celle dégagée des hadîths du prophète (saw) ? tous les musulmans y souscrivent. mais le dr. e! mûssawi dont les yeux sont couverts d’un voile opaque n’a pu voir ces textes authentiques et rapportés par des narrateurs successifs. a l’instar d’ibn hazm, d’ibn khaldûn, d’ahmad amîn, de m. abu zohra, du dr. ahmad shalabî, d’lhssân dhahîr, de mûssâ jârullah le turkmène et d’autres négateurs de ces hadîths, le dr. el mûssawî s’y est opposée ouvertement alors qu’ils auraient dû éviter d’attaquer les traditions prophétiques pour ne pas tomber sous l’effet de celle-ci : « si quatre défauts se réunissent dans le comportement d’un individu, il sera entièrement hypocrite; s’il n’en a qu’un, il a néanmoins une marque d’hypocrisie jusqu’à ce qu’il s’en débarrasse: s’il ment quand il cause, s’il trompe quand il passe un acte ou un engagement, s’il est grossier quand il discute (se dispute) » * 34 de ce qui précède, on comprend cette aberration dans les propos du dr. el mûssawî quand il dit (p:38): « voici le résumé de ce qu’écrivirent certains ulémas shi’ites et de ce que rapportèrent certains de leurs traditionnistes -qu’allah leur pardonne-explicitement ou implicitement, au sujet de l’imam ‘ali. je ne sais quelle serait la position de ceux-ci, le jour du jugement dernier, quand l’imam en appellera à l’arbitrage du seigneur contre eux. je crois aussi fermement que parmi la majorité *63 de ceux-ci se trouve un groupe non négligeable qui contribua au changement du cours de la pensé islamique unifiée, en faveur de la discorde et de l’hypocrisie et en vue d’abattre l’islam et les musulmans y compris ‘ali et ‘umar. en apparence. ils étaient les protecteurs de la confession shi’ite mais en fait le but était de détruire toutes les confessions voire de s’attaquer à i’ lslam... »