"jâmic al-sacâdât" (le collecteur des félicités) est l'un des meilleurs et des plus compréhensibles de ces livres. il a été écrit par le grand savant, le mystique et le philosophe moraliste mohammad mahdî ibn abî tharr al-narâqî, qui était lui-même l'incarnation vivante de l'ethique et des vertus morales islamiques. le livre a été écrit en arabe et publié en trois volumes(1) . al-narâqî fut l'un des plus brillants penseurs de la fin du 12e/18e siècle et du début du 13e/19e siècle. outre jâmic al-sacâdât, al-narâqî a écrit un grand nombre d'autres livres importants.
pour faire revivre l'ethique islamique dans un monde plongé dans le tourbillon du matérialisme et qui semble avoir tout, mais laissant dans l'oubli total les éternelles valeurs spirituelles humaines, nous avons estimé qu'un effort vaut la peine d'être déployé pour condenser ce livre inappréciable en quelques courts articles, au bénéfice de ceux qui pourraient n'avoir pas accès au contenu du texte arabe original.
nous espérons que le lecteur saura tirer profit de cet effort, et qu'il excusera nos imperfections.
les maladies de l'âme consistent en de mauvaises habitudes et en la soumission aux désirs, ce qui rabaisse l'homme au niveau de l'animal. les plaisirs de l'âme sont une morale et des vertus éthiques qui élèvent l'homme et le rapprochent de la perfection et de la sagesse, et l'amènent près d'allah. la science qui traire de tels sujets est la science de l'ethique (cilm al-akhlâq).
avant de commencer notre discussion sur la matière principale de notre sujet, il nous faut démontrer que l'âme de l'homme est incorporelle et immatérielle, et qu'elle a une existence indépendante du corps. pour ce faire, nous nous référons aux nombreux arguments avancés à ce propos, et nous en mentionnons ci-après quelques-uns.
1 - l'une des caractéristiques des corps est que chaque fois que de nouvelles formes leur sont imposées, ils abandonnent leur ancienne forme. mais dans le cas de l'âme humaine, de nouvelles formes, de nature sensible ou intellectuelle y entrent continuellement sans que les anciennes formes existant s'effacent pour autant. en fait, plus il y a d'impressions et de formes intellectuelles qui entrent dans l'esprit, plus l'âme se renforce.
2 - lorsque trois éléments : couleur, odeur et goût apparaissent dans un objet, celui-ci se transforme. pourtant l'âme humaine perçoit tous ces éléments sans être affectée par eux.
3 - le plaisir que l'homme éprouve par la connaissance intellectuelle n'appartient qu'à l'âme, puisque le corps de l'homme n'y joue aucun rôle.
4 - les formes abstraites et les concepts que l'esprit perçoit sont indubitablement non matériels et indivisibles. en conséquence, leur véhicule qui est l'âme doit aussi être indivisible, donc immatériel.
5 - les facultés physiques de l'homme reçoivent leur énergie des sens, alors que l'âme humaine perçoit certaines choses sans l'aide des sens. parmi ces choses que l'âme humaine comprend sans le concours des sens, on peut citer la loi de la contradiction, le principe selon lequel la totalité est toujours plus grande qu'une des parties qui la constituent, ainsi que d'autres principes universels semblables. la négation, de la part de l'âme, des erreurs commises par les sens, telles que les illusions optiques, se fait avec l'aide de ces concepts abstraits, même si la matière première nécessaire pour faire la correction (desdites erreurs) est fournie par les sens.
maintenant, l'existence indépendante de l'âme ayant été démontrée, voyons ce qui est responsable de son bien-être et de sa joie, et ce qui la rend malade et malheureuse. la santé et la perfection de l'âme résident en sa compréhension de la vraie nature des choses, et cette compréhension peut la libérer de la prison étroite de la convoitise et de l'avidité et de toutes les chaînes qui freinent son évolution et son acheminement vers l'étape finale de la perfection humaine, laquelle réside dans la proximité de l'homme d'allah. tel est le but de la "sagesse théorique" (al-hikmah al-nadhariyyah). en même temps, l'âme humaine doit se purger de toutes les mauvaises habitudes et de tous les mauvais traits qu'elle pourrait avoir, et les remplacer par des modes de pensée et de conduite moraux et vertueux. tel est le but de la "sagesse pratique" (al-hikmah al-camaliyyah). la sagesse théorique et la sagesse pratique sont rattachées l'une à l'autre comme la matière et la forme ; elles ne peuvent exister l'une sans l'autre.
en principe, le terme "philosophie" se réfère à la "sagesse théorique", et le terme "éthique" se réfère à la "sagesse pratique". l'homme qui aura maîtrisé à la fois la sagesse théorique et la sagesse pratique, est un miroir microcosmique d'un univers plus grand : le macrocosme.
une disposition (malakah) particulière peut apparaître chez les êtres humains par l'un des facteurs suivants :
1 - un tempérament naturel et physique : on remarque que certaines personnes sont patientes alors que d'autres sont susceptibles et irritables. certains individus sont facilement préoccupés et attristés, alors que d'autres font preuve de plus de force morale et de faculté d'adaptation.
2 - l'habitude qui se forme par la répétition continuelle de certains actes et qui mène vers l'émergence d'une certaine disposition.
3 - la pratique et l'effort conscient qui, s'ils se poursuivent assez longtemps, finissent par conduire à la formation d'une disposition.
même si l'aptitude physique d'un individu produit certaines dispositions en lui, cela ne signifie pas que l'homme n'a pas le choix en la matière et qu'il est absolument contraint de se soumettre aux exigences de son tempérament naturel. au contraire, puisque l'homme a le pouvoir de choisir, il peut vaincre les exigences de sa nature physique par la pratique et l'exercice, et acquérir la disposition de son choix.
bien sûr, on doit admettre que les dispositions engendrées par les facultés mentales, telles que l'intelligence, la mémoire, l'agilité mentale, etc. ne sont pas altérables. mais toutes les autres dispositions peuvent être changées selon la volonté de l'homme. l'homme peut contrôler ses désirs, sa colère et ses autres émotions, et les modeler pour s'édifier et se propulser dans le chemin de la perfection et de la sagesse.
lorsque nous parlons de la capacité de l'homme à opérer un changement dans ses dispositions, nous n'entendons pas qu'il devrait détruire ses instincts de reproduction ou de conservation. sans ces instincts, l'homme n'aurait pas pu exister. ce que nous voulons dire en soulignant cette capacité, c'est que l'homme doit éviter d'aller vers l'un ou l'autre extrême les concernant, et qu'il faut maintenir une condition d'équilibre et de modération afin que ces instincts puissent remplir leurs fonctions convenablement. de même que le noyau d'une datte pousse pour devenir un arbre fruitier, grâce à des soins appropriés, ou qu'un cheval sauvage est dressé pour servir son maître, ou un chien pour devenir l'ami durable et le secours d'un homme, de même l'homme peut atteindre la perfection et la sagesse grâce à une auto-discipline et à une persévérance intelligentes.
la perfection humaine a plusieurs niveaux : plus grands sont l'auto-discipline et l'effort, plus haut est le niveau de perfection que l'homme pourra atteindre. en d'autres termes, l'homme est entre deux points extrêmes, le plus bas des deux est en-dessous du niveau des animaux, et le plus haut dépasse même le haut niveau des anges. le mouvement humain entre ces deux extrêmes est traité par cilm al-akhlâq", c'est-à-dire par la science de l'ethique. c'est le rôle de l'ethique d'élever l'homme et de l'amener du plus bas état de l'animal vers une position exaltée et supérieure à celle des anges.
l'importance de l'ethique est donc établie. et c'est pour les raisons mentionnées ci-dessus que l'ethique est considérée comme la plus exaltée et la plus appréciable des sciences, puisque le mérite de toute science est directement lié au mérite du sujet qu'elle concerne, et puisque le sujet de la science de l'ethique est l'homme et le moyen par lequel il pourrait atteindre à la perfection. en outre, nous savons que l'homme est la plus noble des créatures et que le but final de son existence est d'atteindre la perfection ; c'est pourquoi il s'ensuit que l'ethique est la plus noble des sciences.
en fait, dans le passé, les philosophes ne considéraient aucun des autres domaines de l'apprentissage comme étant une science vraiment indépendante. ils croyaient que sans la science de l'ethique et la purification spirituelle, la connaissance approfondie de toute autre science est non seulement dénuée de toute valeur, mais conduirait en réalité à l'obstruction de la perspicacité et à la destruction ultime de ceux qui la poursuivent. c'est pour cela qu'il a été dit que :
- "
et il s'agit de la connaissance qui empêche l'homme de voir la nature réelle des choses.
en vérité, la grâce d'allah et les mystères divins sont toujours accessibles à l'homme. c'est à l'homme de purifier son âme et de développer en lui la réceptivité nécessaire pour bénéficier de la grâce infinie de son créateur.
selon un hadith attribué au prophète mohammad (s) href="http://www.guetali.fr/home/venus/bbethmusu.htm#n_2_">(2)
- "
comment serait-il donc possible que les rayons de la grâce d'allah et l'illumination divine entrent dans un coeur plein à ras bord de désirs immoraux, égoïstes et bestiaux ? la parole du prophète (s) :
- "
ne se réfère pas seulement à la propreté extérieure, elle fait beaucoup plus allusion à la pureté interne de l'âme.
pour atteindre la perfection ultime et finale, il est nécessaire de suivre le chemin de la lutte contre les désirs égoïstes et les tendances immorales qui existeraient dans l'âme, et donc de préparer celle-ci à recevoir la grâce d'allah. si l'homme pose le pied sur le chemin de l'auto-purification, allah lui viendra en aide et le guidera tout au long de ce chemin :
- "
ces mêmes facultés jouent un rôle décisif dans la détermination du sort de l'individu dans le monde éternel de l'au-delà. là, l'âme sera accompagnée des mêmes facultés auxquelles elle a été associée dans ce bas-monde. si ces facultés sont vertueuses, l'âme aura une béatitude éternelle, et si elles sont malades, elle subira une éternelle damnation.
cette question des malakât fournit la réponse à ceux qui se demandent comment allah clément et miséricordieux pourrait condamner un individu à une damnation éternelle pour un péché commis en un court laps de temps. ce qu'il faut garder présent à l'esprit, à ce propos, c'est que lorsqu'un péché commis répétitivement conduit au développement d'une faculté chez l'homme, la torture et la punition qu'elle appelle affecte également l'âme, puisqu'elle y est incorporée. le coran dit à cet égard :
- "nous attachons au cou de chaque homme son oiseau d'augure, et nous lui présenterons le jour de la résurrection un livre qu'il trouvera grand ouvert : "lis ton livre ton âme te suffit aujourd'hui pour témoigner contre toi."."
et :
- "le livre sera posé tu verras alors les coupables anxieux au sujet de son contenu, et disant : "malheur à nous pourquoi ce livre ne laisse-t-il rien, de petit ou de grand, sans le compter ?" et ils trouveront présent devant eux tout ce qu'ils auront fait." (6)
et :
- "le jour où chaque âme trouvera présent devant elle ce qu'elle aura fait
de bien et ce qu'elle aura fait de mal, elle souhaitera qu'il y eût un long
intervalle entre elle et ses actes." (3 : 29) (7)
l'âme (nafs) est cette essence divine qui emploie le corps et en utilise les divers organes pour atteindre ses buts. l'âme a aussi d'autres noms, tels que : "esprit" (ruh), "intelligence" (caql), et "coeur" (qalb), bien que ces termes aient également d'autres usages.
les plus importantes des facultés de l'âme sont :
1 - le pouvoir d'intelligence (al-quwwah al-caqliyyah) - angélique.
2 - le pouvoir de colère (al-quwwah al-ghadhabiyyah) - féroce
3 - le pouvoir de désir (al-quwwah al-chahwiyyah) - animal.
4 - le pouvoir d'imagination (al-quwwah al-wahmiyyah, ou : al-quwwah al-câmilah)(3) - domestique.
la fonction et la valeur de chacun de ces pouvoirs ou forces de l'âme sont communément bien comprises. si l'homme n'avait pas le pouvoir de raison, il lui aurait été impossible de distinguer le bien du mal, le bon droit de l'erreur, et le vrai du faux. s'il ne possédait pas le pouvoir de colère, il n'aurait pas pu se défendre contre les attaques et les agressions. si la force de l'attirance sexuelle et du désir n'existait pas chez l'homme, la permanence de l'existence de l'espèce humaine aurait été en danger. et enfin, si l'homme manquait de pouvoir d'imagination, il n'aurait pas pu se représenter ce qui est universel et ce qui est particulier, ni tirer aucune conclusion fondée sur eux.
avec cette explication, les caractéristiques mentionnées pour chacune des quatre facultés humaines deviennent claires et compréhensibles. la "raison" est l'ange qui guide l'homme. le pouvoir de colère et de férocité en l'homme suscite en lui la férocité et la violence. son pouvoir de désir et de passion le propulse ers l'immoralité et la licence. et le pouvoir d'imagination chez l'homme lui fournit le matériel préliminaire pour l'élaboration d'intrigues, de complots et de machinations démoniaques. maintenant, si la faculté de raison est utilisée pour contrôler les autres facultés, elle les garde à leur juste place et modère leurs excès, et les autres facultés travailleront dès lors pour le bien-être de l'homme, et accompliront des fonctions utiles autrement, elles ne seraient capables que de faire le mal.
la corrélation entre ces quatre facultés de l'âme humaine est décrite de la façon allégorique suivante : imaginons un voyageur monté sur un cheval et suivi d'un chien et d'un homme qui l'espionne pour le compte de quelques bandits. supposons que l'homme à cheval représente la raison, sa monture le désir et la passion, le chien le pouvoir de colère et de férocité et l'espion le pouvoir d'imagination. si le voyageur réussit à contrôler sa monture, le chien et l'espion, et à maintenir son autorité sur eux, il arrivera à sa destination sain et sauf autrement, il sera détruit. l'âme humaine est donc une scène ou un champ de bataille sur lequel il y a une lutte continuelle entre ces quatre forces. quelles seront la caractéristique dominante et la nature de l'âme de l'individu, cela dépend entièrement de l'issue de cette lutte.en d'autres termes, cette issue déterminera le caractère et l'inclination de ladite âme. c'est pour cela que certaines âmes sont angéliques, d'autres bestiales, et d'autres encore démoniaques.
selon un hadith, l'imam cali (p) href="http://www.guetali.fr/home/venus/bbethmusu.htm#n_4_">(4) a dit :
- "allah a doté les anges d'un intellect sans désir sexuel et sans colère,
et les animaux d'un instinct de colère et de désir sans raison. il a exalté
l'homme en le dotant de toutes ces qualités. en conséquence, si la raison de
l'homme domine ses désirs et sa férocité, il se rehausse à une position
supérieure à celle des anges car cette position est atteinte par l'homme
malgré l'existence d'obstacles, alors que les anges n'ont pas d'épreuve."
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le plaisir est une condition éprouvée par l'âme lorsqu'elle perçoit quelque chose d'harmonieux avec sa propre nature. la peine et la souffrance se produisent lorsque l'âme entre en contact avec des choses qui sont discordantes avec sa nature. puisque les pouvoirs de l'âme sont au nombre de quatre, il s'ensuit que les plaisirs et les peines de l'âme doivent être divisés en quatre catégories, dont chacune correspond à l'un de ces quatre pouvoirs.
le plaisir de la faculté de raisonnement réside dans l'acquisition de connaissances à propos de la nature réelle des choses la peine de cette faculté réside dans l'ignorance et la privation de telles connaissances.
le plaisir de la faculté de colère et de férocité réside dans le sentiment d'être victorieux et dans la satisfaction de vaincre tout ennemi et de se venger la peine de cette faculté réside dans le sentiment d'être vaincu ou défait.
la joie de la faculté de désir et de passion est la jouissance de nourriture, de boisson et d'acte sexuel alors que sa peine réside dans l'absence de ces jouissances.
le plaisir de la faculté d'imagination réside dans la visualisation des particularités qui conduisent à l'apparition de désirs charnels et de tendances démoniaques alors que sa peine réside dans l'insuffisance et l'inadéquation de ces visions.
le plus intense et le plus pur des plaisirs est celui éprouvé par la faculté de raison. c'est une forme de plaisir qui est à la fois inhérent à l'homme et naturel chez lui. c'est un plaisir constant, non sujet au changement d'expérience dans la vie quotidienne.
il est différent des autres plaisirs, qui appartiennent au corps et à l'être bestial, et qui sont de nature transitoire et sans valeur durable. ces plaisirs bestiaux sont en fait si bas et triviaux que l'homme en a honte et s'efforce de les dissimuler. si on disait à un homme qu'il tirerait un grand plaisir du fait de manger, de boire et de s'adonner à l'acte sexuel, il en serait honteux et bouleversé. alors que si de tels plaisirs étaient de nature humaine, non seulement il n'en serait nullement honteux, mais il en serait fier si on les rendait largement publics.
nous pouvons donc conclure que la sorte de plaisir qui est vraiment
gratifiant pour l'homme, et non seulement en apparence, est le plaisir éprouvé
par la faculté de raisonnement de l'âme. cette sorte de plaisir a plusieurs
degrés, dont le plus sublime est éprouvé par la proximité d'allah. pour
atteindre ce plaisir suprême, il faut aimer et connaître allah, et déployer des
efforts inlassables en vue de se rapprocher toujours de lui. lorsque tous les
efforts d'une personne sont déployés dans le but d'atteindre ce vrai et durable
plaisir, les plaisirs sensuels sont vaincus et remis à leur place naturelle,
c'est-à-dire poursuivis avec modération.
le but ultime de la purification de l'âme et de l'acquisition d'un caractère moral et éthique est d'atteindre la félicité et le bonheur. la plus parfaite félicité et le bonheur le plus complet pour l'homme est l'incarnation et la manifestation des attributs et des caractéristiques divins. l'âme d'un homme vraiment heureux se développe avec la connaissance et l'amour d'allah elle est illuminée par l'éclat émanant d'allah lorsque cela arrive, rien d'autre que la beauté ne viendra de lui, puisque la beauté n'émane que de ce qui est beau.
on doit garder présent à l'esprit que la vraie félicité ne peut être atteinte
ou conservée sans que tous les pouvoirs et facultés de l'âme soient purifiés et
réformés. la réforme de quelques facultés ou de toutes les facultés de l'âme,
pendant une courte période, ne suffirait pas à atteindre le bonheur. on ne peut
dire d'un corps qu'il est sain que lorsque tous ses organes le sont. donc, la
personne qui cherche à atteindre le bonheur parfait et ultime doit se libérer
des griffes des forces et des tendances démoniaques et bestiales et poser le
pied sur l'échelle de l'ascension vers des royaumes plus sublimes.
dans notre dernière discussion, nous avons affirmé que l'âme humaine possède quatre pouvoirs distincts. ce sont l'intellect, la colère, la passion et le pouvoir d'imagination. ce qu'il convient de noter ici, c'est que la purification et l'entraînement convenable de ces pouvoirs mènera vers l'émergence d'une faculté particulière chez l'être humain.
la purification et l'entraînement approprié du pouvoir de l'intellect déboucheront sur le développement de la connaissance, et par voie de conséquence, de la sagesse, chez l'être humain. la purification du pouvoir de colère conduira à l'émergence de la faculté de courage, et par voie de conséquence d'endurance (hilm). la purification du pouvoir de passion et de désir mènera au développement de la faculté de chasteté, et par voie de conséquence, de la générosité. et enfin, la purification du pouvoir d'imagination conduira à l'émergence de la faculté de justice chez l'être humain.